LES IMPLANTATIONS DES GRANDES ECOLES A L'ETRANGER
Une étape de l’internationalisation peut être la décision d’un établissement de s’implanter dans un pays étranger, option qui relève d’un engagement plus conséquent tant sur le plan stratégique que financier. Néanmoins, certaines écoles ont franchi le pas.
Il s’agit de campus soit construits en toute autonomie soit hébergés par des universités partenaires, d’initiatives individuelles ou groupées. Formations délocalisées, créations conjointes d’un nouvel établissement ? La frontière est parfois floue, car les formules sont variées et les partenariats adaptés aux attentes et aux contraintes locales. Outre le besoin de se faire connaître à l’étranger, d’encourager l’ouverture internationale de ses futurs diplômés et de diversifier son recrutement, le choix d’une école de s’établir dans un pays donné peut être guidé par des motifs et des stratégies extrêmement divers : des partenariats déjà existants, la proximité géographique, le domaine de formation, une sollicitation locale ou encore un projet gouvernemental ou bilatéral.
En EUROPE :
L’Asie, et la Chine en premier lieu, par son essor économique et son gigantesque potentiel d’étudiants, attire de nombreuses initiatives :
A Suzhou, ville proche de Shanghai, qui a le statut de Zone économique spéciale et abrite environ 2 000 entreprises dans deux parcs industriels :
Aux ETATS-UNIS :
En AFRIQUE :
Parmi les opérations d’envergure, il convient de citer le montage d’établissements bi-nationaux qui ont été créés avec une forte implication française, par exemple des grandes écoles réunies en consortium :
Ces exemples ne sont pas exhaustifs. Ils témoignent du rayonnement des grandes écoles et de leur capacité à s'engager dans des projets transnationaux. Nous n'avons parlé ici que de campus physiques, réels. Un autre chapitre serait à consacrer aux expériences virtuelles, telles que les plateformes d’enseignement à distance.
Enfin plusieurs écoles ont installé des bureaux à l’étranger, qui servent essentiellement à la promotion et au recrutement, parfois au développement de formations spécifiques locales ou aident à la recherche de stages. Ces démarches sont généralement effectuées en partenariat avec une université locale.
- ESC Rennes, l’ESC Rouen, ESEO Angers, ESSCA d’Angers : ont un bureau à Shanghai (Chine)
- ESIGELEC : à Hyderabad, à Bangalore (Inde) et Shanghai (Chine)
- ESSEC : a des bureaux au Japon, en Inde, en Corée, en Chine (Pékin)
- Grenoble Ecole de Management possède des bureaux de recrutement à New Delhi, Pékin, Shanghai, Beyrouth, Mexico et New York.
- ICN Business School a des bureaux en Chine à Qingdao-Binzhou dans le Shandong, en Amérique Latine à Mexico (qui couvre le Mexique, la Colombie, le Pérou, l’Argentine et le Brésil) et en Afrique de l’Ouest, à Dakar (Sénégal), dans les locaux de Sup de Co Dakar ; son activité couvre 7 pays d’Afrique de l’Ouest : le Sénégal, le Mali, la Gambie, le Togo, le Ghana, le Benin et le Burkina Faso.
- INSA de Lyon : à Shanghai (Chine), Curitiba (Brésil), Sao Paulo (Brésil), Mexico (Mexique), Ho Chi Minh Ville (Vietnam), Sendai (Japon)
- INSEEC : à Pékin (Chine)