LES COMPORTEMENTS A RISQUES : le groupe LUCA (LUtte Contre les Addictions) Contact : Mélanie BLANCHARD (Télécom et Management SudParis) HISTORIQUE Aux rencontres nationales de la sécurité routière le 7 mars 2007, la CGE s’est formellement engagée à proposer une politique d’ensemble pour remédier à la consommation d’alcool dans les écoles. Lors de son assemblée générale (juin 2007), la CGE a demandé à ses membres d’inclure dans leur règlement intérieur l’application des critères de consommation d’alcool préconisés par l’OMS à toutes les manifestations portant le nom et la marque de l’école. Cet engagement se concrétisera :
A cette fin, la CGE a édité un recueil de bonnes pratiques destiné aux directeurs d’écoles. Cette démarche s’accompagnera également d’actions pour :
Lors du séminaire de la CGE (4 et 5 octobre 2007 à Nancy) un atelier a été consacré aux comportements à risques. Ont été recensés les établissements s’étant engagés dans la démarche de modération de la consommation d’alcool. Un groupe de travail LUCA « LUtte Contre les Addictions » a été créé pour traiter en priorité la question de la consommation d’alcool et tous les autres types de comportements addictifs. LUCA – LUtte Contre les Addictions Le groupe LUCA (LUtte contre les addictions) a été créé en 2007 afin de mener une réflexion sur les comportements à risque en milieu étudiant. Il réunit la Conférence des Directeurs des Ecoles Françaises d’Ingénieurs (CDEFI), la Conférence des Grandes Ecoles (CGE), leurs établissements membres, le Bureau National des Elèves Ingénieurs (BNEI), le Bureau National des Elèves en écoles de Commerce (BNEC) ainsi que des experts du monde de la santé et de l’éducation. Ce groupe bénéficie du soutien de la MILDT et des acteurs de prévention tels que l’ANPAA, Fil Santé Jeunes ou les Mutuelles Etudiantes. Comme l’indique l’Observatoire de la Vie Etudiante, les élèves ingénieurs vivent à 85% hors du domicile parental, contre 64% des étudiants d’université. Dans les écoles publiques, ils sont 49 % à habiter dans une résidence collective (13,6% pour les étudiants d’universités). Lorsque l’école de choix le permet, les étudiants nouvellement admis vivent tous sur le même campus, et ont parfois très peu de contact avec le monde extérieur. Le processus d’intégration au sein de cette nouvelle communauté prend alors une importance capitale et peut parfois conduire à des dérives personnelles. La prévention des comportements à risques et des addictions est donc devenue une des préoccupations majeures des responsables d’établissement d’enseignement supérieur. La CGE et la CDEFI ont donc souhaité collaborer avec les étudiants représentés par le BNEI et le BNEC sur ces sujets au sein du groupe LUCA et permettre un échange de bonnes pratiques.
Premier chantier : La consommation d’alcool dans le cadre festif Dans un nombre important d’établissements, des mesures préventives ont été élaborées en collaboration avec les élèves responsables de la vie associative. Les pratiques sont variables d’une école à l’autre mais la prise de conscience est réelle. Chacune des écoles impliquées a très rapidement constaté qu’il convenait d’avancer dans une démarche collective tendant à engager des pratiques communes. Le 19 mars dernier 2008, une charte commune de bonnes pratiques a été signée entre le BNEI, le BNEC, la CDEFI et la CGE. Une trentaine d’écoles y adhèrent désormais. Celles qui souhaitent adhérer peuvent adapter la charte d'établissement et renvoyer le bulletin d'adhésionCette charte constitue un outil pratique pour accompagner les directeurs d’écoles, les BDE et toutes les associations pouvant intervenir dans la vie quotidienne de l’école et dans le cadre d’événements étudiants festifs. Elle ne tend pas à réprimer ni à interdire la consommation d’alcool mais à prévenir tout comportement à risque. Elle incite à envisager la prévention comme partie intégrante de la fête et non pas comme un obstacle. Elle vise notamment l’application des critères OMS concernant la consommation d’alcool à toute manifestation organisée portant le nom et la marque de l’établissement à travers :
Les points les plus sensibles de cette charte consistent en la fin des OPEN Bars dans les soirées étudiantes, l’interdiction de tout sponsoring alcoolier, le respect de la licence II qui autorise uniquement la vente de boissons fermentées non distillées telles que le vin, la bière, ou le cidre (<3°), la mise à disposition systématique d’OPEN SOFT et la formation des équipes étudiantes responsables des soirées. Pour encourager et faciliter le dialogue sur ce sujet, il est proposé de nommer des référents à la fois parmi les étudiants (plus précisément souvent au sein du BDE) et au sein du personnel de l’école, et de réaliser une évaluation annuelle des actions mises en place.
Axes de travail 2008 – 2009
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