De formidables opportunités d’emploi pour les femmes

L’émergence des nouvelles technologies (objets connectés, cloud, big data, robotique, IA…) transforme le paysage dans lequel les entreprises évoluent.

Cette rupture technologique ouvre la voie à des carrières extraordinaires et multiples car les besoins de data scientists, architectes du web, spécialistes de l’exploitation de la sécurité, et j’en passe, sont immenses. France Stratégies estime à près de 210 000 le nombre de postes qui seront à pourvoir d’ici à 2022 en France dans les métiers du numérique, la période recèle donc de formidables opportunités d’emploi pour les femmes. Or, alors que les filles en terminales S ont des taux de réussite au baccalauréat supérieurs à ceux des garçons, peu deviennent ingénieurs. Ce paradoxe est d’autant plus surprenant, qu’une fois en poste, les ingénieures du numérique poursuivent de belles carrières, en France comme à l’étranger. Ainsi, l’isépienne Isabelle Auzemard qui a un parcours fulgurant chez Thales ou Odile Guichard, passée chez Texas Instruments. Dès l’origine, c’est la britannique, Ada Lovelace, qui développe le premier programme information, puis Mary Keller, en 1965, est la première personne à soutenir un doctorat en informatique aux Etats-Unis. Ces femmes pionnières démontrent qu’il y a de la place pour elles dans la high-tech et puisque l’égalité femmes/hommes est la grande cause du quinquennat d’Emmanuel Macron, il s’agit d’abattre les obstacles que l’on met sur leur chemin, il n’y a pas de raison qu’elles soient « utilisatrices » du numérique et non « actrices » !

Alors que ce secteur cherche massivement de jeunes talents innovants et continue son expansion impressionnante, c’est l’occasion rêvée de régler à la fois la pénurie et, en même temps, la question de la sous-représentation des femmes dans ce domaine d’avenir qui ne se réduit pas qu’à l’informatique. Du consultant en sécurité numérique, à la la conception de systèmes embarqués en passant par le data analyst, le monde du numérique est vaste. Manon Thibaut, élève de l’ISEP fait actuellement son alternance dans l’univers du « game » chez un spécialiste de la réalité virtuelle, Lucile Jerber travaille quant à elle comme architecte en cognitive computing chez IBM et elles s’épanouissent ! Qui plus est, les équipes mixtes sont plus performantes. Aux Responsables RH de méditer sur les moyens d’accroître la performance de leurs équipes et aux hommes de jouer la diversité plutôt qu’un entre-soi qui entrave l’innovation !

L’ISEP, membre de l’association Elles Bougent, s’est donc assigné la tâche d’accompagner les étudiantes vers ces secteurs porteurs très bien rémunérés et de diffuser auprès de tous ses étudiants la notion de «mixité  sereine», qui permet d’améliorer les relations dans les groupes afin d’y faire progresser la parité et la qualité des échanges. Dans l’entrepreneuriat, par exemple, les startupeurs sont majoritairement des hommes. Que cela soit à travers notre incubateur ou notre association étudiante dédiée à l’entrepreneuriat Hustle ISEP, il nous semble important de promouvoir les initiatives féminines.

Certes, on ne fera pas disparaître d’un coup de baguette magique les inégalités de salaire et d’évolution professionnelles à l’œuvre dans la société française mais la place des femmes dans ces métiers est d’ores et déjà un enjeu crucial pour nous.

Tout commence par l’envie chez les jeunes filles, au collège ou au lycée, de se projeter dans ces métiers trop souvent représentés par des personnalités masculines « geek ». Puis c’est l’envie pour les étudiantes d’intégrer des équipes et environnement souvent peu mixtes sans crainte. Enfin, c’est pour les ingénieures, la volonté d’assumer et de faire valoir leur valeur ajoutée et leurs compétences techniques, au même titre que leurs collègues masculins. En tant qu’institution de l’enseignement supérieur, il est important pour nous d’être vigilants et de déconstruire les éventuels stéréotypes et d’inciter les hommes à faire place à tous et toutes, afin que tous les talents de nos élèves puissent se développer indifféremment du genre. Les effectifs d’enseignant(e)s-chercheur(e)s de l’ISEP sont paritaires et nous proposons des échanges avec des femmes aux carrières inspirantes lors de conférences thématiques sur le thème des femmes qui font bouger l’ingénierie par exemple pour aider les jeunes filles à s’identifier et se projeter dans les métiers du numérique.

La mixité est impérative dans un secteur dynamique. Comme pour les technologies du numérique, la mixité dans le milieu scientifique relève de la volonté d’entreprendre et d’innover. C’est pour cela que l’ISEP, à travers sa vision et ses valeurs, permet au monde d’évoluer en s’investissant dans la formation de ses élèves dans les deux domaines !

Fabienne Lissak
directrice de la communication et du marketing
ISEP

 

A propos de Fabienne Lissak

Fabienne Lissak, directrice de la communication et du marketing de l’ISEP, possède une riche expérience acquise au sein d’univers scientifiques et technologiques comme le CNES où elle s’est occupée notamment de la communication de Thomas Pesquet, de l’aéronautique comme le GIFAS (Groupement des Industries françaises aéronautiques et spatiales) où elle a pris en charge la communication du Salon du Bourget et de la filière aérospatiale. Experte en relations médias, elle a développé ses compétences en communication de crise alors qu’elle dirigeait la communication d’Eurotunnel qui voit passer 400 trains par jour, 24h/24 et enseigne dans ce domaine.  Titulaire d’un DESS Information & Communication de l’IFP (Institut Français de Presse) et diplômée en management de l’EMLYON Business School, Fabienne Lissak a débuté sa carrière en qualité de journaliste pour Le Nouvel Economiste, mais encore pour Investir ou Le Journal des Finances avant d’être reporter dix ans pour Bloomberg TV.

 

A propos de l’ISEP

L’ISEP, école d’ingénieurs située au cœur de Paris près de Saint-Germain-des-Prés, forme a été pionnière pour former des ingénieurs du numérique. L’école offre un enseignement d’excellence avec une réelle ouverture à l’international (125 partenariats avec des écoles et universités dont une exclusivité avec Stanford) et à l’entrepreneuriat. L’école possède un incubateur. Généraliste et pluridisciplinaire, la formation de l’ISEP, qui couvre tous les domaines du numérique, permet d’accéder à des carrières scientifiques, techniques, commerciales ou managériales dans tous les secteurs porteurs : Aéronautique, Informatique, Télécommunications, IoT, Environnement, Energie, Santé, Audit, Finance…

L’ISEP propose plusieurs formations dans les domaines des Technologies du Numérique, la principale étant sa formation cycle ingénieur en 3 ans après une classe préparatoire ou un DUT. L’ISEP propose également deux classes prépa intégrées en 5 ans : le cycle préparatoire associé et le cycle intégré international, qui mène également au diplôme Ingénieur ISEP

 

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