Grandes écoles de commerce : elles font bouger l’enseignement supérieur européen - CGE

Grandes écoles de commerce : elles font bouger l’enseignement supérieur européen

Nos grandes écoles de commerce participent aux échanges internationaux depuis déjà longtemps. Entre la mobilité des étudiants, les doubles diplômes, les programmes de recherche transnationaux ou les accréditations mondiales, les Business Schools made in France sont devenues des actrices importantes de l’enseignement supérieur au sein de la communauté européenne. Démonstration.

En consultant le dernier classement du Financial Times on comprend vite la place des grandes écoles made in France dans la compétition mondiale. Depuis longtemps, elles sont très nombreuses à se positionner aux côtés des meilleures Business Schools européennes. En tout, vingt-six établissements hexagonaux figurent dans ce classement des « European Business Schools » 2017, publié par le journal économique britannique. Soyons fiers de nous : la France est le pays le plus représenté, devant le Royaume-Uni (21 établissements), l’Allemagne (8), les Pays-Bas, la Belgique et l’Espagne (5).

Nos grandes écoles se sont véritablement inscrites dans une logique sans frontières en favorisant la mobilité des jeunes, pour des séjours académiques, des stages et des missions. En misant sur les échanges internationaux, c’est un véritable réseau mondial qui s’est créé avec des partenaires étrangers. C’est d’ailleurs l’un des atouts des écoles de commerce qui offrent des opportunités dans pratiquement tous les pays de la planète. Cette logique enrichit la scolarité de nos étudiants mais aussi celle des partenaires qui profitent de cette fertilisation croisée.

Alors que les universités françaises envoient environ 10% de leurs effectifs hors de nos frontières, la quasi-totalité des étudiants de nos écoles passe un temps non négligeable à l’étranger. C’est même une obligation ! Ils vont tous passer entre 6 mois et 2 ans à l’international et ils en sont très heureux. Nous contribuons à notre manière et avec nos moyens à renforcer les échanges entre nations, au partage des bonnes pratiques et à la création de savoirs. Echanges d’étudiants et d’enseignants, collaborations sur des programmes de recherche, créations de programmes voire ouverture d’établissements en commun, nos grandes écoles font sauter les frontières et participent activement à une économie de la connaissance mondiale.

En instaurant la création de doubles diplômes, c’est en réalité la reconnaissance mutuelle de nos différents systèmes que nous actons. Les meilleures Business Schools diplôment nos élèves et nous diplômons les leurs. La richesse de ces échanges marque la volonté de la communauté académique de développer les relations entre pays. C’est une vraie satisfaction à un moment où l’ouverture vers autrui est essentielle pour accroitre son rayonnement.

Dans cette logique, nous nous sommes soumis aux meilleures accréditations. En 2018, nous sommes nombreuses à disposer des labels les plus exigeants. Pour ce qui est d’Equis, la reconnaissance européenne la plus élevée, les établissements français représentent le plus gros quota. De ce fait, elles bénéficient d’une image de qualité au-delà des frontières, et deviennent aujourd’hui des références pour améliorer le système dans sa globalité. Car disposer d’un label comme Equis, c’est démontrer sa capacité à produire une recherche en sciences de gestion de haut niveau, à disposer d’un encadrement reconnu et à engager une stratégie durable de production de connaissances qui dépassent bien entendu son propre territoire.

Ultime exemple qui démontre la pertinence du modèle grande école dans un contexte mondial : l’ouverture d’antennes, de filiales, de bureaux ou encore de campus dans différents pays : USA, Angleterre, Espagne, Sénégal, Maroc, Brésil, Chine, Singapour, etc. On ne compte plus les pays où les grandes écoles se sont implantées. Pas seulement pour accueillir leurs étudiants, mais aussi pour s’installer durablement avec un corps enseignant et des équipes sur place. En sont facilités les échanges académiques mais également les relations économiques entre nations. Pour ne prendre que l’exemple de l’EM Normandie, l’ouverture de nos campus à Oxford ou à Dublin constitue une fenêtre sur le marché UK.

La boucle est ainsi bouclée. Assurer le développement de nos écoles en France et en Europe, c’est renforcer nos relations internationales et porter l’image de la France au-delà des frontières. Nous continuerons dans cette voie, c’est une certitude.

 

Jean Guy Bernard
directeur général
EM Normandie

 

 

A propos de Jean-Guy Bernard

Jean-Guy Bernard est Directeur Général de l’EM Normandie depuis septembre 2004 et Président de l’association Passerelle depuis septembre 2015.

Après un DEUG (diplôme d’études universitaires générales) de lettres modernes spécialisées à Paris 4 – Sorbonne, il obtient un diplôme d’État de niveau II au CEFAC (Centre d’études et de formation des assistants techniques au commerce) à Paris. Il poursuit par un DESS (diplôme d’études supérieures spécialisées) CAAE (certificat d’aptitude à l’administration des entreprises) à l’IAE (institut d’administration des entreprises) de Caen.

De 1984 à 1994, Jean-Guy Bernard dirige l’Icom (Institut consulaire de la Manche). En 1994, il prend la direction de la formation professionnelle et de l’apprentissage au conseil régional de Basse-Normandie avant de devenir Directeur Général des services de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Caen de 2002 à 2004.

 

 

A propos de l’EM Normandie

Fondée en 1871 parmi les premières grandes écoles de commerce françaises, l’EM Normandie s’est imposée comme une institution de référence dans le monde des Business Schools. Elle est accréditée EQUIS, AACSB et EPAS. Avec 3 500 étudiants et professionnels dans ses programmes et 16 000 membres du Réseau EM Normandie à travers le monde, l’école est implantée sur cinq campus, à Caen, Le Havre, Paris, Oxford et Dublin.

L’EM Normandie forme les managers de demain, futurs gouvernants responsables préparés à la conduite du changement dans un environnement multiculturel, et elle accompagne les salariés et dirigeants d’entreprises tout au long de leur carrière.

 

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