La question du changement climatique est devenue un problème mondial - CGE

La question du changement climatique est devenue un problème mondial

Gouvernements et populations ont pris conscience des faits et la politique internationale, comme la COP21, structure les efforts de chacun. D’où vient le changement climatique ? Quels impacts sur l’humanité ? Et comment réduire notre impact sur le changement climatique ?

Prise de conscience de notre responsabilité
D’après le GIEC, en l’absence de nouvelles mesures pour réduire les émissions, la hausse globale des températures atteindra probablement en 2100 entre +3,7 et +4,8°C par rapport à 1900. Après la COP21 de 2015, les pays du monde s’engagent à ne pas dépasser le seuil de 2°C. Cela implique de réduire de 40 à 70% les émissions de GES (Gaz à Effet de Serre) d’ici 2050 par rapport à 2010. Or dans son scénario de référence, l’Energy Information Administration, estime que la consommation mondiale d’énergie pourrait croître de 50% en moins de trois décennies.
Alors espérer contenir le réchauffement à seulement 1,5°C pour limiter l’impact sur l’humanité paraît presque irréalisable sans un véritable changement de paradigme. D’ailleurs, quels risques pour l’humanité ?

Quels risques pour l’humanité ?
Le dérèglement climatique sera la cause d’une augmentation des phénomènes climatiques extrêmes : Sécheresses anormalement longues, pluies et inondations inédites, tempêtes et ouragans dévastateurs. Aujourd’hui, l’Administration américaine océanique et atmosphérique lui attribue un grand nombre de phénomènes météorologiques extrêmes de ces dernières décennies.
Une autre conséquence du réchauffement climatique sera l’explosion du nombre de réfugiés climatiques. Les causes principales de leurs déplacements sont la désertification, la déforestation, la salinisation, l’érosion ou divers problèmes de toxicité du sol, de l’air ou de l’eau. Ces phénomènes sont les effets à long terme du changement climatique qui introduit un facteur supplémentaire d’inégalité et de disparité entre les différentes zones géographiques du globe. L’économie de ces zones géographiques mise sur des secteurs dépendant du climat tels que l’agriculture.
Selon l’ONU, 20 millions de personnes ont déjà dû se déplacer ou être déplacées pour des raisons environnementales et d’ici 2050 ce nombre pourrait atteindre les 250 millions. Comment éviter ce bouleversement des populations ?

La quatrième révolution industrielle
Il nous faut réinventer notre façon de produire, d’acheminer et de consommer l’énergie. Aujourd’hui la révolution numérique offre l’espoir d’apporter à l’énergie l’intelligence dont nous avons manqué jusqu’à présent.
Cependant, même si certains journaux titrent la quatrième révolution industrielle, il n’y a pas vraiment de nouvelles sources d’énergie comme dans les trois premières (la vapeur, l’électricité). De plus, comme le présente Jérémy Rifkin, la troisième révolution industrielle est aujourd’hui une période de questionnement et de recherche de solutions pour sortir d’une économie intensive en produits issus des énergies fossiles. On ne cherche plus une nouvelle exploitation intensive d’une source d’énergie, mais à se libérer d’un quasi-monopole.
Ainsi, même en consommant plus, une consommation respectueuse de l’environnement, favorisant l’usage des énergies non fossiles et évitant le gaspillage à toute échelle permettra de réduire grandement l’émission de GES. Le futur réseau intelligent inclura des outils numériques d’aide à la décision et d’intelligence artificielle, ce sera un Smart Grid.
Conscient de la transition énergétique s’opérant grâce à la révolution numérique, l’Ecole Supérieure d’Ingénieurs Léonard de Vinci (ESILV) propose une formation aux Nouvelles Energies. La connaissance à la fois de la physique liée à l’énergie, de la mise en place et la gestion de capteurs et des données générées, et la connaissance de méthode d’aide à la décision et d’optimisation opérationnelle fait des ingénieurs de l’ESILV les acteurs de demain. La transformation du réseau unidirectionnel centralisé vers un réseau bidirectionnel réparti se fera à l’aide d’ingénieur transverse, maniant aussi bien l’évolution scientifique que sociale que notre monde opère.

Guillaume Guérard
Enseignant-chercheur
École Supérieure d’Ingénieurs Paris-La Défense (ESILV)

 

Guillaume Guérard est enseignant-chercheur à l’ESILV (École Supérieure d’Ingénieurs Paris-La Défense), au sein du groupe de recherche Modélisation et enseignant dans la majeure Nouvelles Énergies. Par sa double formation en mathématiques et informatique dans un contexte de systèmes complexes (Licence en Mathématiques, Licence en Informatique, Master en Aide à la décision et Thèse en Informatique théorique), ses travaux de recherche portent sur l’étude et la modélisation de Smart Grids génériques. Ces modèles permettent de simuler tout types de réseau, comprenant toutes sortes d’appareils et technologies, dans un contexte quelconque.

A propos de l’ESILV

L’ESILV, Ecole Supérieure d’Ingénieurs Léonard de Vinci est une école d’ingénieurs généraliste au cœur des technologies du numérique. Elle recrute principalement au niveau Baccalauréat (S et STI2D) et forme en 5 ans des ingénieurs opérationnels s’insérant parfaitement dans le monde professionnel. Le projet pédagogique de l’ESILV s’articule autour des sciences et des technologies numériques combinées à 4 grandes spécialisations : informatique, mécanique numérique et modélisation, finance quantitative et nouvelles énergies et la transversalité de 20% de son cursus avec une école de management et une école de multimédia dont un parcours Ingénieur Manager en 5 ans, double diplômant. Enseignements en petits groupes, travail en équipe, pédagogie par projet, sport intégré dans le cursus, stages et expériences internationales obligatoires complètent le cursus. 1700 élèves – 1400 anciens élèves. L’ESILV est membre de la CGE, de l’UGEI, de la CDEFI et de Campus France.- A propos de l’ESILV

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