L’apprentissage dans l’enseignement supérieur - CGE

L’apprentissage dans l’enseignement supérieur

Avec ses pratiquement 20 ans d’expérience dans l’Apprentissage, l’ESCOM Chimie fait figure de pionnière dans la matière, et peut donc légitimement dresser un portrait argumenté de ce dispositif.

L’image de l’apprentissage réservé aux métiers manuels ou aux faibles niveaux de qualification est malheureusement encore ancrée dans bien des esprits, et le chemin est encore long jusqu’à ce que l’apprentissage soit considéré  pour ce qu’il est , à savoir une voie royale de formation, y compris dans l’enseignement supérieur,  à la fois complète et exigeante, réservée non pas aux plus faibles ou démunis, mais à ceux qui désirent intégrer plus tôt le monde de l’entreprise et mettre en pratique les connaissances théoriques accumulées sur les bancs de l’école. Les élèves  ne s’y trompent pas, car désormais ce sont les têtes de promo, c’est-à-dire les étudiants qui se distinguent par leurs résultats scolaires et leurs engagements, qui postulent, et les entreprises y  voient une manière efficace de repérer /fidéliser les talents.

En effet, les entreprises voisines –dans un rayon de plus en plus étendu- participent activement  aux entretiens de sélection, et les apprentis recrutés grâce à ce partenariat contribuent au dynamisme et à la compétitivité non seulement des grands groupes, mais aussi des PME.

Conçu au départ pour des formations artisanales, l’apprentissage dans l’Enseignement Supérieur souffre d’un carcan législatif contraint (durée des contrats trop longue -3 ans pour les écoles d’ingénieur-, financement problématique …), sans parler des disparités entre Régions  puisque ce sont les Conseils Régionaux  qui sont à la manœuvre . Les chantiers encore nombreux (internationalisation des parcours, échanges académiques, enseignement à distance..) suscitent la réflexion et la coopération des partenaires impliqués dans l’apprentissage.

Ainsi, pour aligner le niveau d’exigence du cursus apprentissage sur celui des étudiants, l’ESCOM Chimie développe plusieurs propositions de mobilité internationale  (8 semaines minimum pendant le cursus) pour les cas où celle-ci ne peut être mise en place par l’employeur :

  • dispositif original de cours de langue+recherche d’entreprise d’accueil pour un stage professionnel via un prestataire, entièrement financé par le CFA,
  • partenariat avec un laboratoire de recherche coréen basé en Allemagne (KIST), qui a fait l’objet d’une convention d’échange,
  • et bien d’autres projets en cours de réflexion avec notre CFA

L’apprentissage est donc source d’innovation, pour les élèves, les entreprises, et les établissements eux-mêmes !

Innovante, l’ESCOM Chimie l’a été également en accompagnant le premier apprenti-entrepreneur, maintes fois distingué et primé pour la création de son entreprise VALCHEM spécialisée dans le recyclage et la valorisation des produits chimiques usagés .

Gageons que les difficultés de tous ordres  seront franchies, pour permettre au maximum de jeunes de bénéficier de cette voie de formation et donc au maximum d’entreprises ou de laboratoires français de recruter des cadres à la hauteur des enjeux de demain.

Adeline Jeanjean
responsable de la formation par apprentissage
ESCOM Chimie

A propos d’Adeline Jeanjean

Après avoir été formatrice d’apprentis en économie-gestion, Adeline JEANJEAN,  diplômée de l’ESC REIMS, a intégré l’ESCOM Chimie en 2012 comme responsable de la formation par apprentissage.

 

A propos de l’ESCOM Chimie

L’ESCOM Chimie est une école en 5 ans qui forme des ingénieurs chimistes. C’est une association à but non lucratif, fondée en 1957 et dont le diplôme est habilité par la Commission des Titres d’Ingénieurs. Elle est reconnue par le Ministère de l’Enseignement Supérieur comme établissement d’intérêt général et a reçu le label EESPIG. L’école propose une formation tournée vers l’innovation, la chimie verte et le développement durable préparant à une grande diversité de métiers et de secteurs.

L’ESCOM Chimie compte près de 650 étudiants chimistes généralistes et un réseau mondial de 3 000 anciens étudiants. Elle est associée à l’Université de Technologie de Compiègne dans son enseignement et sa recherche à travers un département de recherche commun sur les « Transformations intégrées de la matière renouvelable ».

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