Admission à l’université : Catherine Morin-Desailly appelle à « en finir avec l’hypocrisie » - CGE

Admission à l’université : Catherine Morin-Desailly appelle à « en finir avec l’hypocrisie »

Communiqué de presse
Paris, le 19 juillet 2017

Alors que la ministre de l’enseignement supérieur, Mme Frédérique Vidal, a ouvert une concertation sur l’admission à l’université, Catherine Morin‑Desailly (UC – Seine‑Maritime), présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, salue l’initiative du Gouvernement visant à mettre fin au tirage au sort pour l’accès à certaines licences universitaires : « il faut savoir faire preuve de courage afin d’en finir avec cette hypocrisie, qui aboutit à ce que l’on conserve la forme de sélection la plus injuste ».

Elle rappelle que dès 2016 la commission avait pris position en faveur d’une « sélection juste » pour l’accès à l’enseignement supérieur. Dans son rapport*, la mission d’information sur l’orientation scolaire, présidée par Jacques-Bernard Magner (Socialiste et républicain – Puy-de-Dôme) et dont le rapporteur était Guy-Dominique Kennel (Les Républicains – Bas-Rhin), préconisait « l’édiction de prérequis transparents et affichés dans APB pour l’accès à toutes les formations à effectifs limités ».

La commission avait également alerté le secrétaire d’État à l’enseignement supérieur et à la recherche de l’époque, Thierry Mandon, sur l’impréparation de la rentrée 2016, alors que l’accroissement du nombre des étudiants était prévisible. Enfin, lors de l’examen de la proposition de loi de Jean-Léonce Dupont (UC – Calvados) relative à la sélection en master, la commission avait souligné la nécessité d’aborder sans tabou la question de la sélection à l’entrée de l’université.

La situation s’est aujourd’hui aggravée puisque 87 000 bacheliers restent aujourd’hui sans affectation. Catherine Morin-Desailly souligne à nouveau l’urgence d’une réforme d’ensemble et assure que le Sénat demeurera vigilant quant aux futures modalités d’admission à l’université, afin que ces dernières soient équitables et « qu’elles participent de la réduction de l’échec en licence, qui constitue un immense gâchis et une forme de sélection déguisée ».

 

 

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