F. Jouanjean : Allocution prononcée lors de la remise des prix du Concours national du Rotary sur l’Éthique professionnelle - CGE

F. Jouanjean : Allocution prononcée lors de la remise des prix du Concours national du Rotary sur l’Éthique professionnelle

Paris, le 31 mai 2017

Concours national du Rotary

Ethique professionnelle

« Tout d’abord, je voudrais vous dire tout le prix que la CGE attache à cette coopération entre le Rotary et la CGE sur un sujet aussi important que celui de l’éthique professionnelle. J’éprouve pour ma part un très grand plaisir à être une nouvelle fois parmi vous et à vous accompagner pour la remise des prix de ce concours.

Il y a deux ans, je vous avais dit combien il était important d’avoir, dans le monde professionnel et dans celui qui y prépare une réflexion sur vous-même, ce que vous recherchez et la façon dont vous abordez la vie professionnelle

A l’époque j’avais insisté sur les valeurs de respect de vous-même et des autres, de confiance mutuelle à établir entre vous et votre environnement, vos collègues, vos partenaires, vos chefs, et bien sûr de loyauté.

Ce que vous avez fait lors de ce concours montre à l’évidence que ces préceptes sont les vôtres et que les établissements d’enseignement supérieur que vous représentez vous ont permis d’acquérir une maturité telle que vous êtes réellement préparé à affronter les épreuves et les questions qui ne manqueront pas de se poser au cours de votre carrière. Quel que soit le secteur dans lequel vous évoluerez la question de l’éthique sera très présente.

Je voudrais simplement vous dire que nous avons aujourd’hui toutes les raisons d’être optimistes quand on voit ce que vous avez produits et ce que pense les étudiants de votre génération.

Nous avons récemment interrogé dans le cadre d’un grand sondage avec IPSOS et le BCG, des jeunes en études supérieurs pour savoir quelles étaient leurs motivations pour le début de leur carrière professionnelle.

Il est intéressant de constater que pour ¾ des étudiants ce qui est important dans le choix d’un métier, d’une carrière, d’une entreprise est d’abord la cohérence avec ses valeurs.

Si on leur demande ce qu’il souhaite pour une vie professionnelle, 97% d’entre eux répondent d’abord avoir été utile et avoir apporté des changements « positifs » à la société, avoir œuvré pour l’intérêt général.

Ceci est donc rassurant et il faut espérer que c’est toute notre société qui fait des progrès et qui prend conscience du caractère exemplaire que doit avoir l’individu /l’homme et de la nécessité de donner du sens à nos actions.

Nous savons tous que l’intelligence artificielle progresse à la vitesse V et que la « machine » va rapidement faire évoluer les métiers, déplacer certaines frontières, remplacer l’homme dans beaucoup de situation. Il nous faut impérativement prendre en compte ces évolutions en tant qu’être humain mais aussi être conscient que, jamais, la machine ne saura traiter la question du sens, réflexion qui caractérise vraiment l’être humain.

En faisant le travail que vous avez fourni, c’est en partie à cette question que vous répondez, que vous vous formez pour y répondre le mieux possible.

Quel que soit le secteur, quelle que soit la taille de votre entreprise, que vous soyez salarié, fondateur, associé, vous serez toujours confrontés à des choix, des prises de décision qui vous engageront en tant qu’être humain.

Fondamentalement, la question est : Quel sens donnons-nous à notre action, comment s’inscrit-elle ou s’inscrit-elle bien dans l’activité, le mode de fonctionnement plus large de l’entité à laquelle j’appartiens ? Ainsi, la qualité d’une entreprise passe par son éthique qui est une question aussi bien individuelle que collective. C’est cette réflexion amont, individuelle et collective qui transparait à travers la charte d’engagements, de responsabilités et de comportements adoptés par une structure et visant à évaluer les conséquences des actes et actions de toute personne physique ou morale affiliée à la société.

Après il faut entretenir cette réflexion et que la pratique soit conforme à la théorie. Que penser des entreprises automobiles qui trichent sur tel ou tel paramètre de leurs modèles ?

Je pense que l’on peut réellement remercier le Rotary pour le concours qu’ils organisent et plus largement le système d’éducation à la française dont une des grandes vertus réside dans la vision systémique qu’elle confère en associant acquisition de compétences et approche du monde, profondeur de champ et capacités de « grand angle ». L’éducation à la française, et particulièrement dans les grandes écoles, permet aux diplômés de disposer d’un bagage « humaniste » très adapté aux problématiques contemporaines de nature techno-sociales, techno-culturelles et même techno-politiques. L’ouverture internationale, la connaissance et la conscience de la multi-culturalité sont aussi des éléments qui vous font progresser et qui vous aideront à avoir attitude éthiquement responsable.

Les projets que vous avez présentés, ont montré clairement l’importance et la diversité du sujet. Vous avez su mettre en évidence les questions posées et apporter vos réponses, des réponses qui démontrent déjà une maturité avérée qui ne pourra être que bénéfique pour vous et pour l’environnement professionnel dans lequel vous évoluerez.

N’oubliez jamais que, quoi que vous fassiez, où que vous alliez, vous serez toujours les ambassadeurs de votre entreprise et, en quelque sorte son reflet à l’extérieur. De cette image peut dépendre la crédibilité de votre entreprise et votre responsabilité est donc immense.
A nouveau je vous remercie donc pour votre investissement et l’énergie que vous avez déployée. Bonne poursuite de parcours. Pour ceux qui rejoindront prochainement la vie active, sachez porter haut les valeurs que vous avez défendues ici et vous le verrez, les enseignements que vous en tirerez titre individuel ou collectif seront profitables à tous. »

Francis Jouanjean
Délégué général de la CGE

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