A-L. Wack : Réforme de l’apprentissage: «Le modèle économique des grandes écoles est sous tension» - CGE

A-L. Wack : Réforme de l’apprentissage: «Le modèle économique des grandes écoles est sous tension»

Les faits – Anne-Lucie Wack est présidente de la Conférence des grandes écoles (CGE) et directrice générale de Montpellier SupAgro. Aujourd’hui, 15 % des diplômés de ces établissements le sont par voie d’apprentissage, l’objectif est d’atteindre 25 % en 2025.
Avec l’aimable autorisation de l’Opinion

Pourquoi l’apprentissage est-il si important pour les grandes écoles ?

Pour nos établissements, l’apprentissage est une véritable transformation systémique ! L’apprentissage dans le supérieur est possible depuis la réforme Séguin de 1987 mais son développement s’est accéléré ces dernières années. Aujourd’hui, 15 % des diplômés des grandes écoles le sont par la voie de l’apprentissage (10 % en écoles d’ingénieur et 17 % en écoles de management). Notre objectif est de passer à 25 % d’ici à 2025. C’est un nouveau modèle pédagogique et une voie d’excellence et de réussite : les apprentis connaissent une insertion professionnelle encore plus rapide que celle des diplômés par la voie classique. C’est aussi un véritable levier pour l’ouverture sociale : il y a deux fois plus d’élèves issus de milieux modestes dans nos cursus en apprentissage que dans la voie classique.

L’étudiant-apprenti est salarié et ne paye pas de frais d’inscription, ce qui lève les craintes liées au coût des études. On stigmatise souvent les grandes écoles sur la question de l’ouverture sociale mais le problème est le même pour les universités au niveau bac +5. On peut même dire que les grandes écoles sont en avance sur le sujet, car nous menons avec les entreprises de nombreux programmes d’accompagnement pour aller au-delà du taux de 30 % de boursiers sur critères sociaux déjà présents dans nos grandes écoles.

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