Pour un avenir commun

Passionnée de cosmétique et écolo, j’ai créé Umaï ,  une marque de cosmétiques naturels juste après ma sortie de l’école. J’ai lancé cette marque de cosmétiques naturels et engagés dans le but de prouver qu’il est possible de concevoir des produits qui soient aussi agréables à utiliser qu’engagés et bon pour la planète. Notre premier produit est un shampoing solide entièrement zéro-déchet, formulé à partir d’ingrédients cultivés localement.

Pour être tout à fait honnête, à la fin de mon stage de fin d’étude, j’étais un peu à un point mort. Je me posais beaucoup de questions sur ce que je voulais faire de ma vie. J’avais envie de faire bouger les choses, vraiment, d’avoir le plus d’impact possible avec mon travail. Etant très engagée dans ma vie perso, je ne pouvais pas concevoir d’avoir un job 10h par jour qui ne soit pas dans la même optique. J’avais aussi vraiment besoin de me dépasser et de repousser mes limites mais je ne savais pas vraiment comment.

En fait, je ne m’imaginais pas une seule seconde me lancer dans l’entrepreneuriat tout de suite à la fin de mes études. Mais à la fin de mon stage de fin d’étude, j’ai commencé à réaliser d’un projet qui me transcende, qui fasse résonner mes valeurs à 300% et qui me donne une bonne dose d’adrénaline au quotidien….

Et puis sur un coup du destin j’ai rencontré mes associés et nous avons commencé à travailler sur le projet. Tout de suite j’étais surexcitée, passionnée et j’avais à nouveau terriblement hâte d’être le lundi matin : c’est à ce moment-là que j’ai réalisé que c’était dans l’entrepreneuriat que j’allais m’épanouir.

Umaï, c’est ma rencontre avec Angéline, Emeric et Sara : issus de la recherche dans le domaine des cosmétiques naturels, ingénieurs, mais aussi spécialistes en développement durable, nous partageons une même passion, celle de la nature et des grands espaces.

Amoureux de notre environnement, nous l’avons vu petit à petit se transformer. Il était impensable pour nous de continuer à le laisser se dégrader sans réagir. Nous avons alors décidé de réunir nos expertises des cosmétiques, avec nos valeurs et nos engagements, pour faire bouger les choses.

Le développement durable est au cœur de nos travaux et de la philosophie d’UMAÏ. Nous croyons qu’il est possible de proposer des Cosmétiques bio et naturels de qualité, agréables à utiliser et respectueux de l’environnement.

Et de fait, puisqu’en  première année chez TBS je m’étais engagée en tant que secrétaire de l’association Le Bureau Du Développement Durable où j’avais notamment participé à l’organisation des ANEDD, (Assises Nationales Etudiantes du Développement Durable) et que j’avais fait mon premier stage césure chez Yves Rocher à Paris, en tant que Chef de Produit mais cette fois spécifiquement sur le capillaire, cela n’est qu’une continuité de ce que j’ai toujours eu envie de faire !

Quand va-t-on cesser de marcher sur la tête ?

Lorsque nous nous sommes intéressés de près aux produits cosmétiques conventionnelles, nous avons réalisé que la façon dont les choses étaient faites manquait souvent cruellement de bon sens. Aujourd’hui, à moins d’avoir un master de chimie en poche, il est difficile de déchiffrer les liste des ingrédients et les compositions de nos cosmétiques. Tous les jours, nous utilisons donc des produits de beauté aux ingrédients incompréhensibles, issus de la pétrochimie, parfois même nocifs pour nous et polluant pour l’environnement.

Ces produits peuvent contenir des dizaines d’ingrédients différents, pour la plupart cultivés et produits aux quatre coins du monde (comme l’huile de noix de coco ou le beurre de karité). Ces ingrédients parcourent des milliers de kilomètres avant d’être assemblés en France. Assemblés en France, donc made in France, mais leur impact carbone est finalement bien plus élevé que celui de vacances à l’autre bout du monde.

Et finalement, biologique ou pas, ces produits sont presque toujours emballés (voire suremballés) dans du plastique à usage unique, bio-sourcé ou pas, encore trop peu recyclé en France et dans le monde (10% seulement) et jamais recyclable à l’infini.

 

Une réalité.

On ne peut plus continuer de vivre comme nous vivions par le passé, dans l’insouciance, sans penser à demain. On ne peut plus consommer aujourd’hui sur terre comme nous le faisions il y a à peine cinquante ans. Les signaux multiples de la pollution de l’air, des sols et des océans sont des appels à changer, et rapidement.

Pourtant, à l’heure actuelle, trouver des cosmétiques vraiment sains pour nous, pour la planète et que l’on prend vraiment plaisir à utiliser sans avoir l’impression de faire des concessions, ce n’est pas si facile.

 

Un constat

Au moment du lancement d’Umaï beaucoup (beaucoup) d’anciens camarades de promo m’ont énormément soutenue, en participant à notre campagne de crowdfunding, en étant les premiers à acheter notre shampoing solide, en relayant massivement notre message. Ça a vraiment été un énorme coup de pouce pour nous car on ne s’en rendait pas toujours compte, mais on côtoie énormément de personnes au cours de ses années d’études à l’école.

Ce qui est encore plus chouette c’est que beaucoup d’anciens de TBS qui ont découvert mon projet via LinkedIn m’ont aussi soutenue et envoyé des messages d’encouragement pour m’aider comme ils le pouvaient d’une part, mais m’ont fait d’autre part démontré leur intérêt pour notre démarche écologiquement responsable. Il me semble, au travers des échanges que j’ai avec eux, que nombreux sont ceux qui comme nous ont à cœur de ne pas attendre pour changer les choses.

Chaque jour nous sommes de plus en plus nombreux à nous battre pour ne rien laisser au hasard et contribuer à rendre nos produits plus durables et plus éthiques, à renforcer l’idée que la RSE n’est pas qu’un label mais un besoin : lors d’un événement organisé par notre association d’alumni et auquel j’ai participé l’an dernier, la TBS Global Week, j’ai eu la plaisir de découvrir beaucoup d’entrepreneurs investis dans des modèles économiques responsables, bâtisseurs de commerces durables…

L’avenir nous appartient, il sera vert !

Célia Favre, fondatrice de UMAI

 

A propos de Célia Favre

Née à Annecy en 1994, Célia Favre a été diplômée de TBS en 2018 (option e-business marketing et e-commerce).  Après  avoir conforté son engagement écologique en s’investissant dans l’association étudiante Bureau du Développement Durable, puis en participant à l’organisation des ANEDD, elle  est partie pour un échange de 6 mois à l’Université de Corvinus à  Budapest, en Hongrie, où elle a continué de suivre des cours sur les thèmes du digital et du développement durable.
Elle s’est tout de suite lancée dans l’aventure UMAI à la suite de ses études et même en parallèle de son stage de fin d’étude.

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