Un robot et des algorithmes d’apprentissage supervisé pour la rééducation physique

Et si la robotique et le machine learning vous aidaient à soigner vos douleurs lombaires ? Le projet KERAAL, porté par IMT Atlantique, travaille à la conception d’un robot humanoïde capable d’accompagner les patients atteints de lombalgie lors des exercices de rééducation à domicile. Grâce à des algorithmes d’apprentissage supervisé, le robot peut montrer au patient le bon mouvement à effectuer et corriger ses erreurs en temps réel.

La lombalgie, pathologie principalement due au vieillissement et à la sédentarité, concerne une grande majorité de la population. Pour être prise en charge, elle nécessite une rééducation menée par un kinésithérapeute, qui doit ensuite être poursuivie au quotidien et en autonomie. Cette deuxième étape pourtant clé n’est pas suivie avec suffisamment d’assiduité par la plupart des patients, entraînant des conséquences réelles sur leur état de santé. Comment les accompagner de manière personnalisée et les motiver pour mener à bien la rééducation sur le long-terme ?

Le projet KERAAL, financé par l’union européenne via le projet Echord++, porté par IMT Atlantique et réalisé en partenariat avec Génération Robot et le CHRU de Brest, a développé un robot humanoïde capable de montrer des mouvements de kinésithérapie au patient et de corriger ses erreurs en temps réel. Les chercheurs ont ainsi travaillé dans une démarche de co-conception avec les kinésithérapeutes et des psychologues, pour définir les exercices les plus pertinents à implémenter, être le plus précis possible dans la définition des gestes et des instructions orales du robot, mais également étudier son acceptabilité par les patients et les thérapeutes.

« Ce coach à domicile permet au patient d’avoir une présence physique, morale et affective, qui l’encourage à suivre correctement la rééducation. » explique Mai Nguyen, coordinatrice du projet et chercheuse au département Informatique de IMT Atlantique.  « Le robot permet d’une part de surveiller quotidiennement le patient sur l’exécution d’exercices répétitifs, tâche lassante pour un thérapeute, et d’autre part d’éviter au patient de se déplacer tous les jours dans un centre de rééducation. »

Lire la suite de l’article

X
X