A. Guilhon : « Nous demandons une forme d’équité entre écoles »

© maxime dufour photographies

Coût contrat d’apprentissage : « Nous demandons une forme d’équité entre écoles » (A. Guilhon)

« Nous avons été étonnés qu’au sein d’une même branche professionnelle et sur un même territoire, des écoles aient des coûts contrat différents », indique Alice Guilhon, présidente du chapitre des écoles de management de la CGE, à News Tank, le 21/03/2019. « Nous demandons une forme d’équité entre écoles d’un même territoire proposant un même diplôme », ajoute-t-elle.

Alice Guilhon s’exprime après la réunion entre Stéphane Lardy, directeur général de France compétences, et la Conférence, qui s’est tenue le 20/03 au soir. Cette réunion fait suite aux recommandations sur les niveaux de prise en charge des contrats d’apprentissage émises par France compétences lors d’un conseil d’administration spécial, le 13/03/2019, qui inquiètent particulièrement les grandes écoles.

Certaines, surtout des écoles d’ingénieurs privées et des écoles de management, voient leurs coûts contrat s’effondrer par rapport à l’ancien système de financement, qui reposait sur les CFO (concours financiers obligatoires), ou coûts par apprenti, définis dans les listes préfectorales.

Selon Alice Guilhon, « cette réunion a principalement été l’occasion de faire le point sur la méthodologie utilisée par France compétences », qui n’avait pas été comprise. « Nous pensions que si nous n’apparaissions pas dans le fichier, c’était parce que nos formations n’avaient pas été choisies. Or, toutes les branches professionnelles n’ont pas encore émis leurs recommandations », indique la directrice de Skema.

Ce travail de rapprochement est « important, car nous devons travailler ensemble. Cela va permettre aux établissements d’enseignement supérieur d’être plus proches encore des acteurs locaux et de mieux identifier leurs besoins. Je suis persuadée que le fait que la CGE, tout comme la CPU et la Cdefi, n’ait pas été associée dés le départ était une erreur ».

Ainsi, un représentant a été nommé dans chacun des organismes :
• du côté de la CGE, Denis Guibard ;
• du côté de France compétences, Michel Ferreira Maïa, selon les informations de News Tank.

Selon Alice Guilhon, la réforme qui doit démarrer en 2020 est « une bonne réforme et permet de rapprocher l’offre de formation des territoires. Nous ne pouvons pas être contre ce principe. En revanche, nous devrons très probablement réadapter nos offres d’apprentissage. »

« Il est temps que nous ouvrions les dossiers et que nous regardions si les écoles ont intérêt à continuer l’apprentissage ou pas en France dans l’enseignement supérieur. Il faut que nous trouvions, ensemble, une réponse à cette question politique ». Cependant, Alice Guilhon se dit « confiante » pour la suite.

 

La CGE s’inquiète des « conséquences néfastes » d’un coût contrat insuffisant

Un coût contrat insuffisant « risque de casser la dynamique » de l’apprentissage dans des grandes écoles et « notamment dans les écoles de management », indiquait la CGE le 15/03/2019.

« Lourdement impactées, le risque est grand que les écoles concernées, qui ont parfois plus de 1 000 apprentis, soient contraintes de renoncer, avec regret, à une modalité pédagogique performante associant l’entreprise. »

Aujourd’hui, 15 % des diplômés de grandes écoles passent par l’apprentissage et l’objectif est de passer à 25 % à horizon 2025. « Freiner cette dynamique dans les grandes écoles aurait des conséquences néfastes en termes d’ouverture sociale et pénaliserait le développement de l’apprentissage dans le supérieur tout entier », indique la CGE.

X
X