L’entrepreneuriat est le moteur du développement humain des territoires - CGE

L’entrepreneuriat est le moteur du développement humain des territoires

© P. Schuller
© P. Schuller

L’entrepreneuriat est le moteur du développement humain des territoires. Il favorise l’expression du potentiel des personnes et leur ouvre des espaces de liberté illimités pour faire des choses qui donnent du sens à leur vie. L’acte d’entreprendre est également vital dans le mouvement permanent d’amélioration du bien-être général. La diversité des initiatives entrepreneuriales participe à une adaptation toujours plus fine de l’économie aux besoins de la société dans tous les domaines : emploi, éducation, santé, lutte contre les exclusions ou les inégalités sociales, …

De ce fait, l’accélération de l’entrepreneurialisation des territoires reste un enjeu majeur dans cette recherche d’impact sociétal et social. Les territoires ont un rôle majeur dans la fabrication de talents « makers/entrepreneurs » inscrits dans les nouveaux codes de l’innovation entrepreneuriale mariant puissance des technologies, notamment numérique, sensibilité à l’émergence des nouveaux usages et souci du passage à l’échelle (scale up). Parallèlement, les acteurs leaders de ces territoires se doivent de penser et créer les conditions de confiance nécessaires à l’optimisation des processus d’innovation, en particulier savoir réaliser et animer des tiers lieux créatifs regroupant users, clients, chercheurs, technologues, entrepreneurs, experts, sociologues, designers, marketers …

C’est dans cette perspective que les makers entrepreneurs pourront adopter plus rapidement et plus efficacement les logiques mutualiste, collective, transversale et bottom up amenées à compléter, voire suppléer les traditionnelles logiques d’innovation en général plus fermées.

L’utilisation accrue des méthodes d’innovation – basées sur une approche holistique combinant empathie client, idéation, prototypage rapide, expérimentations et tests, ainsi qu’itérations successives – se trouve largement facilitée dans un environnement territorial ouvert. Une telle philosophie entrepreneuriale des territoires, stimulante, apprenante, garante d’une éthique de responsabilité et de confiance apporte ainsi des capacités supplémentaires de réussite aux makers entrepreneurs.

Elle accélère le processus d’échange d’informations et de connaissances critiques, la création de liens utiles, avec, à la clé, la possibilité pour les start-ups de construire plus rapidement leur écosystème business, enjeu capital du parcours d’amorçage. Pour ce faire, la dynamique actuelle des fablabs, fabriques d’innovation, accélérateurs, incubateurs … doit intégrer des données de structuration, de gouvernance et donc d’efficacité à une échelle plus collective que celle prévalant à ce jour.

La compétitivité entrepreneuriale des territoires se mesurera désormais plus sur ce terrain et une offre structurée innovation/entrepreneuriat jouera un rôle décisif dans leur attractivité.
L’amplification de l’entrepreneurialisation des territoires développe toujours plus la valorisation de ses actifs. De la prise en mains de leur destin par les personnes en décrochage jusqu’à la transformation des innovations disruptives des chercheurs en richesses économiques, en passant par l’ouverture d’alternatives enthousiasmantes aux jeunes diplômés et au réenchantement professionnel des salariés en transition, l’entrepreneuriat sert son territoire. Nul doute que les Grandes Ecoles trouvent toujours un rôle de médiation/enrichissement dans ce concept créatif et actif.

 

Michel Coster
professeur d’entrepreneuriat
directeur de l’incubateur emlyon business school

© P. Schuller

A propos de Michel Coster

Michel Coster est à la tête de l’incubateur emlyon business school. Il est également professeur en entrepreneuriat et responsable de plusieurs programmes de formation en entrepreneuriat et en gestion d’entreprise. Il a créé et dirige aujourd’hui le Mastère Spécialisé Entreprendre.
Michel Coster est l’auteur de deux ouvrages, de plusieurs chapitres de livre et d’articles divers. Il s’intéresse particulièrement aux activités émergentes, aux entreprises à forte croissance et à la gouvernance des PME. C’est la raison pour laquelle, il fait partie du conseil d’administration de plusieurs entreprises à forte croissance.

A propos d’emlyon business school

Fondée en 1872, emlyon business school accueille chaque année 5.100 étudiants de plus de 80 nationalités dans le cadre de formations initiales et 5.500 salariés et dirigeants d’entreprises au titre de formations professionnelles continues. L’école détient la triple accréditation (AACSB, EQUIS, AMBA), un label qualité attribué à seulement 1% des business schools. emlyon compte 5 campus dans le monde (Lyon, Saint-Étienne, Casablanca, Shanghai, Paris), s’appuie sur un réseau de 156 partenaires académiques internationaux et anime une communauté de 29.000 diplômés dans 118 pays.

Réussir dans une économie mondiale et digitale implique d’être rapide, agile, flexible et d’élargir ses réseaux de coopération. Pour répondre à ces nouveaux enjeux, emlyon business school a mis en œuvre la stratégie « early makers ». Celle-ci s’appuie sur de nouveaux outils, des innovations pédagogiques et des partenariats entreprises qui encouragent la concrétisation de projets, incitent à travailler en environnement multidisciplinaire et favorisent des démarches d’intelligence collective.

emlyon business school figure parmi les premières écoles en Europe à avoir créé un incubateur. Depuis son lancement, en 1984, l’incubateur de l’école a accompagné la création de plus de 1250 entreprises qui ont généré plus de 12.000 emplois directs. Les projets soutenus par emlyon business school ont un taux de survie de 85% à 5 ans.

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