Alternance, encore et pour toujours

Julia Quenet

L’enseignement supérieur et les grandes écoles ont pris la mesure des enjeux liés à l’apprentissage. Nous sommes enfin dans une dynamique positive qui place ce dispositif au centre de la réussite des jeunes.

 

Est-il besoin de le répéter ? L’alternance est désormais une voie d’excellence dès que l’on parle employabilité, insertion ou soft-skills. Et les sondages ne démentent pas cet état de fait : les employeurs sont unanimes pour accorder à l’apprentissage de nombreuses vertus, à commencer par le sourcing de leurs futurs talents et le boost apporté au développement des savoir-faire comportementaux essentiels comme l’autonomie, le sens du collectif, la détermination, la capacité à prendre des initiatives et l’aptitude à mobiliser des compétences diverses. Mais notre regard ne doit pas porter exclusivement sur le recrutement. Grâce à ce dispositif, l’ouverture sociale dans nos institutions a fait un bond significatif. L’exonération des frais de scolarité et la rémunération proposée aux jeunes leur permet de profiter d’un véritable ascenseur social et donc de renforcer une plus grande diversité sur tous nos campus et dans les entreprises.

 

Enjeux académiques

Mathilde Brossier

La loi « Avenir professionnel » puis les récentes dispositions prises par l’Etat ont indéniablement achevé de développer ce dispositif dans le supérieur et relancé plus globalement une dynamique positive. L’opportunité d’ouvrir nos propres CFA, sans limite quantitative, et les aides qui accompagnent ont donné un signal fort pour que la France joue dans la même cour que l’Allemagne. Un pays où entreprises, universités et Etat jouent collectif depuis longtemps en faveur de leur économie.

Il aura tout de même fallu attendre longtemps pour booster l’alternance alors que tout le monde y trouve son compte. Les aller-retours entre l’école et l’entreprise, sur la base de trois semaines-une semaine, permettent de confronter ses connaissances directement sur le terrain. En Master, ce rythme correspond parfaitement aux enjeux académiques de nos programmes et aux besoins des entreprises. Rappelons au passage que le diplôme délivré à la fin de la scolarité est strictement identique, qu’il ait été préparé en alternance ou en parcours classique. La seule différence réside sans doute dans la volonté des candidats qui doit être totale pour assumer à la fois une vie de salarié engagé et celle d’étudiant épanoui. Une difficulté facilement surmontée par près de 80% de nos M2. Ce qui fait de nous l’école n°1 en terme d’alternance.

 

« Quoi qu’il en coute ! »

Nous pourrions aller au-delà, mais pérennisons déjà ce qui est acquis. Dans ce cadre, il est fondamental que nos partenaires professionnels puissent avoir une meilleure visibilité sur les coûts au contrat. Nous pourrions d’ailleurs facilement requalifier le terme « coût », puisqu’au fond, chaque euro dépensé dans l’avenir de nos jeunes est en réalité un investissement pour une économie plus durable et une société plus juste.

La totalité des grandes écoles poursuit cet objectif fondamental « quoi qu’il en coûte ». Car en développant l’alternance, nous avons renforcé le suivi administratif des élèves et alourdit nos organisations. Notre priorité demeurera la réussite des jeunes malgré un écosystème où les financements sont instables et les contributions des opérateurs décalées par rapport à nos engagements.

Nous assumons cette prise en charge sans aucun problème, tout comme les entreprises qui ont joué le jeu, TPE, PME et grands groupes internationaux. C’est une dynamique qu’il faut poursuivre et qui survivra à n’en pas douter aux différentes incitations conjoncturelles. Et c’est tant mieux car les vrais gagnants seront les jeunes eux-mêmes.

 

Julia Quenet, responsable du service stages et alternance
et Mathilde Brossier, directrice de la marque et de l’expérience
EM Normandie

 

A propos de Mathilde Brossier

Diplômée d’un Bachelor en International Marketing de l’Université de Leeds et du Programme Grande École de l’EM Normandie en 2001, Mathilde Brossier démarre sa carrière chez Sony Music à Paris en tant que Chef de Produit sur les supports humour et artistes internationaux.

Elle est ensuite recrutée chez Ravensburger au poste de Chef de Groupe, en charge du développement des gammes de jeux de société pour enfants, familles et adultes et de projets transverses avec les filiales européennes et américaines de la marque.

Elle rejoint l’EM Normandie en 2009 en tant que Responsable du service Entreprises et Carrières. Elle y développe notamment son offre d’alternance faisant ainsi progressivement de l’EM Normandie la référence des Business Schools sur ce critère.

En 2012 elle prend en charge, en complément, les services Marketing et Communication et lance la refonte de l’identité visuelle de l’École. En 2020, elle est diplômée de l’Executive Master Trajectoires Dirigeants de SciencesPo Paris.

Aujourd’hui Directrice de la Marque et de l’Expérience, elle a pour mission de fédérer une Expérience et un service global aux étudiants pour leur permettre de développer l’ensemble des compétences clés nécessaires à leur vie professionnelle et leur épanouissement personnel, ainsi que de formaliser cette Expérience en communication interne et externe.

 

A propos de Julia Quenet

Après un BTS en communication, Julia Quenet a d’abord intégré les Etablissement Deschamps en tant qu’assistante de Direction avant de rejoindre l’EM Normandie au service Communication institutionnelle et Relation Presse, en 2008. Ayant suivi en parallèle plusieurs formations certifiantes sur la législation des contrats d’alternance puis la formation de Manager d’EM Normandie Compétences, Julia est devenue une professionnelle aguerrie de l’apprentissage et de l’alternance. Depuis 13 ans à l’EM Normandie, Julia Quenet œuvre depuis 8 ans au sein du Pôle Alternance dont elle a aujourd’hui la responsabilité. Sous la houlette de Mathilde Brossier, elle gère une équipe, en mode transversal et projet sur les dispositifs de gestion des contrats d’alternance et des modes de financement associés (CFA/ OCPOs), et développe la stratégique d’accompagnement des étudiants et des entreprises dans les expériences professionnelles de type stages, année de césure et alternance.

 

A propos de l’EM Normandie

Fondée en 1871 parmi les premières grandes écoles de commerce françaises, l’EM Normandie s’est imposée comme une institution de référence dans le monde des Business Schools. Elle détient les accréditations internationales EQUIS et AACSB. Avec plus de 5 800 étudiants et professionnels dans ses programmes de formations initiales et continues diplômantes et 21 500 membres de l’association Alumni EM Normandie à travers le monde, l’école est implantée sur cinq campus, à Caen, Le Havre, Paris, Oxford et Dublin. L’EM Normandie forme les managers de demain, futurs gouvernants responsables préparés à la conduite du changement dans un environnement multiculturel, et elle accompagne les salariés et dirigeants d’entreprises tout au long de leur carrière.

www.em-normandie.com | Twitter : @EMNormandie

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