CGEP : des étudiants formés spécifiquement aux enjeux sociétaux et économiques du territoire Grand Est

Le bassin Lorrain jouit d’une grande offre de formation d’excellence du fait de la présence d’un tissu très dense de Grandes Écoles. Second bassin national après la région parisienne en termes de nombre d’écoles, les champs de formation sont multidisciplinaires et répondent aux enjeux socio-économiques, artistiques et culturels centraux de la Région Grand Est et de la France.

La CGEP fédère 24 Grandes écoles sur le bassin lorrain et regroupe quelques 15 000 étudiants formés spécifiquement aux enjeux sociétaux et économiques du territoire Grand Est. Nos écoles revendiquent donc le clair positionnement d’accélérateurs de talents au service de l’aménagement des territoires, de la société et des entreprises près desquels elles sont implantées

 

Au cœur de la structuration politique de notre toute jeune Région Grand Est, nos Grandes Ecoles constituent une force et un réseau partenarial important visant à la formation initiale et continue de nos jeunes et des cadres de nos territoires, mais aussi à la production de savoirs nouveaux, grâce aux laboratoires desquels nous sommes cotutelles. Les grandes lignes de l’ambition de la CGEP sont les suivantes :

    • Continuer à développer un collectif des Grandes Écoles interlocuteur des collectivités territoriales, au-delà des anciennes limites territoriales du Grand Est, en valorisant leurs spécificités et leurs territoires d’implantations. En Lorraine, ce collectif s’appuie sur l’Association des Grandes Ecoles de Metz (AGEM) ainsi que sur Lorraine INP.
    • Développer les compétences futures de nos étudiants au service des entreprises et des territoires.
    • Porter une voix de dialogue avec l’ensemble des acteurs de la région Grand Est pour répondre à ses schémas stratégiques.

 

Actions réalisées ou en projet

Ateliers de Transferts et d’Innovation (www.artsetmetiers.fr/ati )

L’un des projets phares conduits grâce à la CGEP sont les Ateliers de Transformations et d’Innovation (ATI). Le dispositif ATI permet d’impliquer, autour d’un besoin d’une entreprise du Grand Est (Startups, TPE, PME, ETI), une équipe d’étudiant(e)s provenant de deux Grandes Ecoles différentes avec des compétences complémentaires et utiles à l’élaboration de solutions innovantes, en réponse à la problématique posée.

L’équipe multi-compétences d’un ATI est alors composée de collaborateurs d’une entreprise, et d’étudiant(e)s accompagné(e)s par des enseignants experts. Ensemble, ils mettent en place et mènent chaque projet proposé par une entreprise : nouveaux produits, procédés, services, marchés, organisations, etc.

Les livrables (études de faisabilité, études de marchés, cahiers des charges, maquettes, prototypes, tests d’usage, preuve de concept, etc.) sont précisés pour chaque projet en collaboration avec l’entreprise et les formations associées.

Initiés en 2005 et soutenus depuis plus de dix ans par la Région (Lorraine puis Grand Est), le dispositif ATI est reconnu comme un outil performant stimulateur d’innovations. Les ATI ont effectué récemment un saut d’échelle territorial important et irrigue désormais l’ensemble de la Région Grand Est (Champagne-Ardennes, Lorraine et Alsace) grâce au soutien de la Région Grand Est dans le cadre de son AAP « Pactes Compétences 2021-2023 » Grand Est (télécharger ici le texte de l’AAP). Le Conseil Régional apporte 466 200 € sur trois ans pour accompagner 72 PME régionales dans leurs projets. Ces ATI impliqueront 144 accompagnements (2 par ATI) des Grandes Écoles de l’ensemble de la Région Grand Est.

Grâce aux ATI, l’entreprise récolte une, voire plusieurs propositions innovantes en réponse à ses besoins et fait du sourcing de jeunes talents. Les Grandes Ecoles voient leur pédagogie alimentée par des problématiques concrètes avec un apprentissage du travail collaboratif.

Tous les secteurs économiques sont concernés, en particulier les projets visant à l’usage du numérique et/ou de l’Intelligence Artificielle. La période de travail d’un ATI s’étend sur une année universitaire (septembre à juin). Porté par le Campus des Métiers et des Qualification CaMéX-IA Grand Est, le pilotage opérationnel du projet est effectué par l’ENSAM, le CESI, l’ENSGSI et l’INSA de Strasbourg.

Stéphane Fontaine,
président de la CGEP

 

 

A propos de Stéphane Fontaine

Ingénieur de L’École Nationale Supérieure des Industries Textiles de Mulhouse, devenue depuis l’École Nationale Supérieure d’Ingénieurs Sud Alsace (ENSISA), Stéphane Fontaine a commencé sa carrière universitaire à l’université de Haute-Alsace, après un doctorat en Sciences Pour l’Ingénieur. Il est ensuite devenu Professeur des Universités à l’Institut Supérieur de l’Automobile et des Transports (ISAT – Nevers), école interne de l’Université de Bourgogne. Après avoir dirigé l’Unité de Recherche DRIVE EA1859 de l’ISAT, pendant 3 ans, Il a pris la direction du Campus ENSAM de Metz en 2017.

De la section CNU 60, ses domaines de compétences académiques se tournent vers la mécanique des matériaux souples et rigides et leurs durabilités. Il enseigne les procédés avancés (tels les assemblages par collage) ainsi que la mécanique des solides déformables mais aussi l’éco-conception.

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