Colloque « les sciences humaines et sociales dans les Grandes écoles » : le 26 juin 2019 aux Arts et Métiers ParisTech 

Quelle est la place des sciences humaines et sociales (SHS) dans les Grandes écoles ? Pourquoi les doubles diplômes ingénieurs-managers, ingénieurs – Sciences Po se multiplient-ils ? Quelles sont les nouvelles compétences recherchées par les entreprises et les recruteurs ? Comment l’interdisciplinarité favorise-t-elle l’innovation ? Comment les défis sociétaux et les objectifs du développement durable (ODD) font-ils évoluer les cursus des ingénieurs ?

Des représentants de la CTI, de l’Alliance Athéna, de l’ANR, de l’AUF, des Départements SHS des Grandes écoles, des enseignants-chercheurs et des universitaires, des DRH et des représentants d’entreprises ont répondu à ces questions. Organisé à l’initiative de la commission « Recherche et Transferts » de la Conférence des grandes écoles, ce colloque a rassemblé une centaine de participants.

 

Les SHS combien de divisions ?

Ce colloque a tout d’abord permis de réaliser un premier état des lieux, une cartographie des SHS en France, à la fois dans les Grandes écoles et à l’université, dans tous les niveaux de formation : du premier cycle au doctorat. On recense, par exemple, plus de 28 604 chercheurs, enseignants-chercheurs et personnels d’aide à la recherche en SHS, soit des effectifs très importants dans la recherche publique.

On rappelle qu’au début des années 1990, les maquettes pédagogiques des écoles d’ingénieurs possédaient environ 10 % d’enseignements en sciences humaines et sociales. Aujourd’hui, la plupart des écoles affichent un pourcentage d’enseignements en sciences humaines et sociales entre 20 et 30 %. Ces taux dépassent souvent les 30 % dans les Grandes écoles dites généralistes, dans les écoles d’agronomie et dans celles qui dépendent de la tutelle du ministère des Armées.

 

L’hybridation des cursus

De même, les doubles diplômes entre les écoles d’ingénieurs et les écoles de management / ou les écoles dites « d’autres spécialités » (IEP, ENS, …) se sont multipliés ces dernières années.

Les compétences techniques, « les fondamentaux scientifiques » ne suffisent pas. Les étudiants ne se contentent plus de devenir des experts dans leur domaine. Ils entendent également renforcer le spectre de leurs compétences sociales, culturelles, managériales et des soft skills.  Les cursus développent une culture de la curiosité et la capacité des étudiants à être confrontés à l’incertain.

Il ne s’agit pas seulement d’acquérir des doubles compétences en fin de parcours. La tendance nouvelle est une forme d’hybridation au niveau des filières de formation en les intégrant très tôt. Nous ne sommes pas seulement dans une logique d’insertion professionnelle, mais de création de nouveaux métiers. Il faut donc pouvoir anticiper.

Ces façons de penser et d’agir (prise de distance, perspective longue, comparatisme, ouverture et multiculturalisme …) sont valorisées par de nombreux employeurs qui y voient la possibilité de mieux appréhender les défis technologiques, environnementaux, sociaux, organisationnels, politiques …

Retrouvez l’intégralité des présentations

Voir la présentation d’Armand Hatchuel

Voir la galerie photo du colloque SHS

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