IMT Atlantique, toujours plus engagée sur la formation au développement durable

Former des diplômés conscients et responsables, aptes à prendre des décisions éclairées sur ces sujets : telle est l’ambition de l’école. Elle entend apporter à ses élèves une vision « systémique », appuyée sur des connaissances scientifiques « dures », mais aussi sur les sciences humaines ou la géopolitique.

Les questions liées au développement durable, au dérèglement climatique et à la responsabilité sociétale occupent une place croissante sur les campus. Pour IMT Atlantique, elles représentent désormais un axe clé de sa stratégie. Ces questions sont loin d’être une nouveauté pour l’école : cela fait une bonne quinzaine d’années qu’elle dispose d’un département d’unités d’enseignement qui leurs sont dédiées. Et elle multiplie les initiatives en la matière : « Fresque du climat », cycle de conférences, élaboration d’un référentiel de compétences… Le tout en lien avec les sept autres écoles de l’Institut Mines-Télécom.

Il ne s’agit pas de céder à une mode, encore moins de se doter d’un brevet de bonne conduite environnementale, mais de répondre aux attentes des recruteurs et des élèves eux-mêmes.

La formation au développement durable est devenue un sujet majeur pour tous les acteurs de l’institution. Elle ne prend pas la forme d’une simple spécialisation, ni d’un enseignement optionnel. Ce n’est pas un objet « à part », qui viendrait compléter ou enrichir le programme : elle est totalement intégrée au cursus de nos étudiants.

Notre ambition n’est pas de former des « spécialistes » ni des militants de la cause environnementale, mais des acteurs responsables, conscients des enjeux et armés d’un solide bagage. Avec notamment une large ouverture sur l’économie, les sciences humaines et sociales, les questions de géopolitique… Ils réaliseront ainsi, par exemple, que le monde ne se limite pas à l’Europe ni aux pays développés, que l’accès à des ressources aussi élémentaires que l’eau ou l’électricité reste un problème dans de nombreux pays.

 

Une large palette de compétences

Mais il n’est pas question, pour autant, de sacrifier ou d’affaiblir le socle des connaissances fondamentales dans les sciences « dures ». Les grands principes de la physique, de la mécanique ou de la thermodynamique restent incontournables.

Ce que nous voulons, c’est donner à nos élèves une vision large, globale, systémique des problématiques d’environnement, d’énergie ou de changement climatique. De quoi leur permettre, dans leur futur métier, de contribuer à la prise de décisions éclairées sur tous ces sujets.

Certes, nos diplômés ne vont sans doute pas, du jour au lendemain, mettre en oeuvre tous les objectifs du développement durable. C’est un processus de longue haleine que nous engageons. Ce sont des graines que nous semons : elles germeront à un moment ou un autre, lorsque les conditions seront favorables. Mais nos élèves auront appris à se poser des questions, à porter sur chaque problème et chaque solution un regard critique. Ils pourront ainsi influer, à leur niveau, sur les choix des entreprises et des organisations. Sans pour autant se muer en « donneurs de leçons ».

Rien d’étonnant, par conséquent, si nombre de nos ingénieurs occupent déjà des postes à responsabilités sur ces sujets. Plusieurs travaillent ainsi directement sur les questions liées aux économies d’énergie ou à la protection de l’environnement dans des grands groupes ou des PME. D’autres sont engagés au sein d’organismes qui se consacrent au développement durable et à l’environnement, comme la fondation GoodPlanet, ou l’initiative « One Climate One Challenge ».

Et de façon générale, tous les jeunes diplômés d’IMT Atlantique disposent désormais de toute la palette des compétences qui leur permettront de prendre en charge et d’intégrer les problématiques liées au développement durable et à l’urgence climatique. Ces compétences, il leur appartient de les mettre au service des entreprises et de la société.

 

Lionel Luquin,
Directeur des Formations et de la Vie Scolaire d’IMT Atlantique

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