L’apprentissage, l’autre voie d’excellence à l’IMT

Avec près de 3000 apprentis accueillis dans leurs différentes filières, soit 29% des ingénieurs et managers formés, les écoles de l’Institut Mines Télécom (IMT) témoignent de leur engagement dans la formation en alternance. Une ouverture et un savoir-faire qui accompagnent la forte progression de l’apprentissage dans le supérieur et assurent sa réussite, confirmée par l’appréciation positive du monde professionnel. Des parcours de réussite qui valident l’autre voie d’excellence pour tous dans l’enseignement supérieur.

 

Pour prendre la mesure de la progression de l’apprentissage dans le supérieur, il suffit de comparer les chiffres. 20 000 apprentis dans l’enseignement supérieur pour un effectif global de 304 000 apprentis en 1995, soit 7% ; 70 000 pour 395 000 en 2005, soit 17% ; 323 000 pour 630 000 au 31 décembre 2020, soit 51% de l’apprentissage en France. Que disent ces chiffres ? D’abord que les différentes réformes structurelles, de pilotage et de financement ont permis de débarrasser l’apprentissage de sa connotation négative de « voie de garage ». Ensuite que c’est à l’enseignement supérieur, puisque les effectifs d’apprentis dans le secondaire sont quasi constants depuis vingt ans, qu’a le plus bénéficié cette valorisation de la formation en alternance. Avec, en 2018, l’indéniable coup d’accélérateur de la loi LCAP (Liberté de choisir son avenir professionnel) qui a vu le cap, visé depuis plusieurs années, des 500 000 apprentis, enfin franchi.

 

108 000 apprentis dans les formations de niveaux 7 et 8 (ingénieurs et masters)

La profonde transformation du dispositif, assortie de la rémunération de l’apprenti – une dimension déterminante dans la poursuite d’études – a donc ouvert les portes de l’enseignement supérieur à des publics qui auparavant y venaient moins nombreux. Les formations de niveaux 7 et 8 (ingénieurs et masters) comptent aujourd’hui 108 000 apprentis et les écoles de l’IMT avec 29% d’apprentis (bien au-delà des 15% dans les établissements supérieurs en France) dans leurs différentes filières confirment leur engagement de la première heure dans la voie de l’apprentissage.

Démonstration avec IMT Mines Alès : une trentaine d’apprentis accueillis en 2008 quand l’école ouvre ses filières, un nombre plus que multiplié par dix aujourd’hui puisqu’ils sont 400 sur un effectif global de 1400 élèves. Une montée en puissance consolidée par l’ouverture d’un CFA propre à l’école en 2011 et la création d’une direction des formations par apprentissage en 2016.

 

Des profils de collaborateurs appréciés par les entreprises

L’apprentissage, longtemps marginal dans le supérieur, y représente désormais un vrai parcours de réussite. Les enquêtes annuelles de la CGE le confirment : les diplômés par apprentissage bénéficient d’une appréciation positive du monde professionnel. Rapidité de première embauche, pourcentages de CDI et de cadres, niveau de rémunération, les valeurs sont les mêmes voire parfois supérieures de quelques points à celles des étudiants. Les entreprises activement engagées dans la formation de leurs futurs collaborateurs cherchent alors à les embaucher rapidement au risque de les voir sinon s’envoler vers d’autres employeurs.

 

Un vecteur d’ouverture sociale et de proximité avec les entreprises et les territoires

Faut-il pour autant en conclure que l’apprentissage est le meilleur sésame vers l’enseignement supérieur et l’emploi ? Ce serait choisir une voie au détriment des autres et mener peut-être un mauvais combat. En ouvrant ses filières à l’apprentissage, l’enseignement supérieur gagne à l’intégrer comme un parcours complémentaire, enrichissant pour les autres parcours et la communauté pédagogique et générateur de diversité et d’ouverture sociale.

En outre, la proximité des élèves et des entreprises est un vecteur fort de développement de la relation avec les entreprises et les territoires, une composante essentielle tant pour la pertinence des contenus des formations de l’enseignement supérieur que pour les besoins en compétences du monde industriel.

Pour toutes ces raisons, à l’IMT, nous préférons considérer l’apprentissage dans l’enseignement supérieur comme « l’autre voie d’excellence » qui fait sans conteste ses preuves. Pour autant, l’avenir de cette voie pourrait être perturbé :  tant au niveau du recrutement possiblement impacté par la réforme des licences professionnelles (Bachelor Universitaire de Technologie) qu’au niveau des fonds qui lui sont consacrés, menacés de baisse. Il faudra peut-être très prochainement la défendre. Il en va du maintien de la qualité de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur.

 

Rémy ROGACKI, directeur des formations par apprentissage IMT Mines Alès
et chargé de mission pour l’apprentissage par la direction générale de l’IMT

 

A propos de Rémy Rogacki

C’est en 2016, au moment de la création d’une direction des formations par apprentissage rendue nécessaire par le poids de plus en plus important de l’apprentissage à IMT Mines Alès que Rémy Rogacki en prend la tête. Un poste où lui incombe la gestion de l’ensemble du dispositif, de la pédagogie aux financements, ce qui lui permet de disposer d’une “photographie” précise de l’apprentissage dans l’enseignement supérieur.

L’année précédente, une troisième spécialité, Mécatronique (MKX), Ingénierie système et Performance industrielle, s’est ajoutée aux deux filières « historiques » ouvertes à la formation d’ingénieurs par apprentissage à l’école : Bâtiment, Conception et Management de la Construction (BAT) et Informatique et Réseaux (INFRES).

Rémy Rogacki est également directeur délégué du CFA propre à l’école ouvert en 2011 et gère le dispositif de candidature des apprentis sur l’ensemble des écoles de l’IMT. Enfin, il est chargé de mission pour l’apprentissage pour le compte de la direction générale de l’IMT.

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