L’apprentissage, le pass vers l’emploi

D’après les chiffres remontés par le MESRI, il y avait 203 846 apprentis inscrits dans l’enseignement supérieur en 2020, soit une progression de 13,4%, soit mieux qu’en 2019 où elle était déjà de 8,1%. Plus spécifiquement, cette hausse a été de 4,9% dans les écoles d’ingénieurs.

Un développement tardif alors que cette voie de formation dite par excellence n’est pas si récente (fin du Moyen-Age), sachant qu’il aura fallu attendre la loi Seguin du 23 juillet 1987 pour que celle-ci s’ouvre également à l’enseignement supérieur.

A l’Esigelec, nous avons ouvert notre première promotion d’apprentis en 1997 avec un effectif de démarrage à 20. Fort de son succès, nous proposons chaque année, 120 places aux étudiants désirant faire leur formation d’ingénieur par cette voie, soit 100 de plus en 20 ans.

 

Un futur prometteur pour le contrat d’apprentissage

La formation par apprentissage séduit de plus en plus d’étudiants chaque année. Les raisons de ce cette attractivité sont d’une part que les études dans l’enseignement supérieur coûtent de plus en plus cher (pas neutre pour les parents également) et d’autre part, l’étudiant est rémunéré et acquiert de l’expérience professionnelle, et cette dernière est tout de suite valorisable sur le marché de l’emploi. La preuve, les taux d’insertion à 30 mois sont supérieurs de 4 à 6 points par rapport à la formation initiale sous statut étudiant (source : NF SIES 2021-08).

A la rentrée 2021, notre CFA comptait plus de 300 apprentis sur son cycle ingénieur. Sur une promotion d’ingénieurs diplômés, 1/3 ont fait leur cursus en apprentissage. Ces ingénieurs Esigelec sont nos meilleurs ambassadeurs en entreprise pour promouvoir cette voie d’excellence !

 

Un retour sur investissement rapide pour les entreprises

Que ce soit pendant ou après le contrat d’apprentissage, l’étudiant formé par cette voie apporte rapidement une valeur ajoutée à l’entreprise par l’application des compétences acquises de part et d’autre. Pendant la formation en entreprise, cela permet de tester le potentiel en devenir du futur diplômé. A la sortie, le jeune est prêt à l’emploi pour son actuel ou futur employeur. Pour les étudiants sortant d’un niveau master, ils sont encore plus opérationnels pour l’entreprise car ils ont cumulé de l’expérience professionnelle durant toute leur scolarité (stages et contrats d’alternance inclus).

Face à la pénurie d’ingénieurs sur le marché de l’emploi, nous constatons à l’Esigelec une demande de plus en plus forte de ce type de contrat actuellement, notamment dans le secteur du numérique en pleine croissance où les entreprises sont à la recherche de leurs futurs talents au plus tôt.

 

Une proximité école-entreprise renforcée par l’apprentissage

S’il y a bien une voie de formation qui rapproche autant le monde de l’entreprise à celui de l’enseignement supérieur, c’est bien celle de l’apprentissage. Une relation étroite qui permet de répondre au plus près des besoins en compétences des entreprises. Cette collaboration amène à réfléchir collégialement sur les savoirs, savoir-faire et savoir-être attendus dans le monde professionnel. Cette proximité renforcée doit permettre aux écoles de co-construire les futurs référentiels des métiers de demain afin de répondre agilement aux nombreux enjeux du 21ème siècle.

L’apprentissage est un accès privilégié pour faire découvrir aux entreprises l’ensemble des activités de l’Esigelec en termes de formation, recherche et projets innovants. En retour, les enseignants et chercheurs qui vont en entreprise dans le cadre du suivi apprenti, ramènent de la business data !

 

Un modèle encore fragile

La réforme de l’apprentissage de 2018 a considérablement boosté les formations du supérieur en termes d’attractivité. Victime de son succès, France Compétences affichait un déficit de 5 milliards d’euros sur la période 2020-2023 avant pandémie. Aujourd’hui, ce même déficit est porté à 11 milliards. Par conséquent, des menaces planent de nouveau sur les Niveaux Prises En Charge pour l’enseignement supérieur, ce qui pourrait être un frein au développement de l’apprentissage. Une chose est sûre, c’est qu’aucune décision ne sera prise avant les élections présidentielles de 2022.

L’Esigelec, comme la plupart de ses consœurs, émet le souhait de pouvoir maintenir durablement une formation de qualité afin de continuer à former des ingénieurs capables de répondre aux enjeux planétaires de demain, tout en innovant en termes d’ingénierie et de R&D.

Philippe Lefebvre,
directeur des relations entreprises de l’ESIGELEC

 

A propos de Philippe Lefebvre

Ingénieur ESIGELEC, Philippe a démarré sa carrière en 1996 dans les télécoms en tant que technico-commercial, ensuite dans l’industrie électronique en tant que responsable d’équipe de production, et dans l’industrie électrique en tant qu’ingénieur méthodes, bureau d’études et industrialisation avant de se tourner vers le monde de la Formation Professionnelle en 2008.

Philippe intègre donc l’ITII Normandie, CFA de la branche professionnelle UIMM, en tant que Responsable des Formations Ingénieurs, il y développe 4 nouvelles spécialités par la voie de l’apprentissage avec 3 écoles d’ingénieurs. En 2018, il est nommé Directeur Opérationnel du nouveau CFA situé sur le Campus de l’Espace à Vernon.

En janvier 2021, Philippe rejoint son école pour prendre la Direction des Relations Entreprises. Ses missions principales sont d’assurer le développement des Relations Entreprises et le pilotage des activités de la Formation Professionnelle incluant notamment l’Alternance et le CFA ESIGELEC.

 

A propos de l’ESIGELEC Rouen

L’ESIGELEC Rouen, affiliée à l’Institut Mines Télécom, forme des ingénieur.e.s généralistes recherchés pour leurs compétences en Systèmes Intelligents et Connectés, au travers de 15 dominantes dont Énergie développement durable, Systèmes médicaux, Numérique, Électronique aéronautique automobile, Télécommunications, Robotique, Finance, Ingénieur d’affaires… Elle a formé plus de 12 000 diplômés depuis sa création en 1901 (elle fête ses 120 ans) et accueille 2 000 étudiants (sous statut étudiant ou en apprentissage) dont 35 % d’étudiants internationaux. Au-delà du programme Ingénieur l’ESIGELEC propose également des programmes masters et de la formation continue. Son Laboratoire de recherche en systèmes électroniques embarqués, IRSEEM, doté d’équipements de 1er plan, mène des travaux de recherche théorique et applicative qui portent notamment sur la robotique, la compatibilité électromagnétique, la mobilité autonome, le véhicule électrique, l’énergie, la santé…

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