Les Grandes écoles doivent contribuer à développer la parité à la tête des entreprises

L’express-l’expansion 9 septembre 2019

Depuis une dizaine d’années les grandes écoles ont pris conscience de leur responsabilité sociale en matière d’égalité femmes-hommes, mais les résultats se font attendre.

Ingénieure de formation, directrice générale de Montpellier SupAgro, Anne-Lucie Wack a été la première femme à décrocher la présidence de la Conférence des grandes écoles (CGE), en 2015. Elle a été reconduite à ce poste en 2017, puis de nouveau, en juin dernier, pour les deux prochaines années.

Quel rôle peuvent jouer les grandes écoles pour faire progresser la mixité dans les entreprises?

Anne-Lucie Wack : Contrairement à une idée reçue, la CGE ne regroupe pas seulement quelques grandes écoles très connues comme HEC ou Polytechnique, mais 216 établissements publics et privés, majoritairement des écoles de management et des écoles d’ingénieurs, mais aussi des écoles vétérinaires, d’architecture, ou de sciences politiques. Nous formons chaque année 60 000 diplômés, soit 40% des diplômés de niveau master (bac+5) du pays. Ils occupent ensuite des postes de leadership à différents niveaux dans tous les secteurs d’activité, des plus petites sociétés à celles du CAC 40. Il y a de quoi peser sur l’organisation de ces entreprises, l’effet de levier est important.

 

Cependant, année après année, l’Enquête insertion de la CGE souligne la discrimination qui frappe vos diplômées, pourtant majoritaires dans les écoles de commerce. A l’embauche, leur salaire annuel moyen avec primes reste inférieur à celui des garçons : 4200 € en moins pour les jeunes femmes managers, 2500 € de moins pour les ingénieures. Toutes décrochent moins fréquemment un CDI ou le statut cadre. Pourquoi ?

 

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