Pour une recherche en management au service des étudiants, des entreprises et de la société

La raison d’être des business schools est de développer des activités d’enseignement et de recherche ayant un impact sur les étudiants, les entreprises et la société. Les écoles doivent donc coopérer étroitement avec ces parties prenantes, depuis la conception des projets pédagogiques et de recherche, jusqu’à leur évaluation, en passant par leur mise en œuvre.

Les chaires, plateformes idéales de coopération

Les chaires constituent un lieu d’interaction et de collaboration optimal. Elles consistent à dédier une équipe à une problématique donnée, pour une durée d’au moins 3 à 4 ans. Ce dispositif permet de définir et de mettre en œuvre une stratégie qui réponde aux objectifs des différentes parties prenantes, et de créer progressivement des relations de confiance entre ces acteurs. Voici quatre conditions de réussite inspirées de mes expériences en tant que titulaire d’une chaire depuis 7 ans.

Un travail en équipe

Comme pour chaque projet, le succès de la chaire repose sur la qualité de son équipe. C’est d’autant plus vrai que la recherche se mène de moins en moins seul et suppose de mobiliser plusieurs compétences. Il semble donc pertinent de réunir des enseignants-chercheurs et des doctorants issus de différentes disciplines et mobilisant différentes méthodologies de recherche. Il peut également être intéressant d’intégrer dans l’équipe des spécialistes de l’innovation pédagogique et de la diffusion de la recherche vers un public non académique. Compte tenu de la diversité des projets qui pourront être menés par la chaire au cours des années, il convient sans doute de créer une équipe restreinte permanente, capable de mobiliser ponctuellement d’autres compétences disponibles au sein de la faculté, de la business school, ou auprès de ses partenaires.

Les parties prenantes au cœur de la gouvernance

Si l’équipe de la chaire garde un rôle de proposition et de mise en œuvre des projets, les décisions stratégiques, comme les choix de déclinaison en projets, doivent être prises conjointement avec les partenaires de la chaire, et ce dans le cadre d’un dialogue régulier, afin de s’assurer de la bonne prise en compte de leurs préoccupations. Bien entendu, plus les partenaires sont divers, plus on augmente les chances de développer des projets qui répondent aux attentes des entreprises et plus globalement de la société. Au-delà des grandes entreprises qui conservent traditionnellement le monopole du financement des chaires, il s’agit donc aussi de fédérer des entreprises de taille intermédiaire, voire des PME et TPE ou leurs réseaux, mais encore des collectivités locales, des organisations syndicales ou des ONG.

Des projets prospectifs répondant à des enjeux sociétaux

Cette gouvernance partagée favorise le développement de projets qui répondent à des enjeux sociétaux. Retenir des thématiques essentiellement techniques ou opérationnelles présenterait le double risque de rapprocher de façon trop étroite les chaires des cabinets de conseil, et de compliquer la diffusion des résultats auprès d’un public plus large que les seuls partenaires de la chaire. Des sujets plus prospectifs, notamment sur les liens entre l’entreprise et la société, sont donc à privilégier. La chaire peut ainsi mieux mobiliser l’imagination des étudiants qui sont les futurs salariés, clients et partenaires des entreprises.

Une stratégie de diffusion pensée en amont

Dès la définition des projets de recherche, il faut concevoir la stratégie de diffusion afin d’optimiser l’impact global. Plutôt que de considérer la recherche et sa diffusion comme deux étapes qui se succèdent, il s’agit le plus possible de les imbriquer. Ainsi peut-il être intéressant de communiquer très tôt sur les questions de recherche et les méthodologies, voire les premiers résultats, à la fois pour les enrichir grâce aux réactions des parties prenantes et pour susciter leur intérêt. De même, il semble utile de réfléchir dès le départ à la manière de sensibiliser au mieux les cibles définies, en explorant des voies nouvelles comme la bande dessinée ou des jeux interactifs. C’est en se renouvelant en permanence, tant sur les thématiques abordées que sur les modes de communication, qu’une chaire va créer durablement de la valeur… et se développer !

André Sobczak
Directeur académique d’
Audencia Business School et titulaire de la Chaire RSE

 

 

André SobczakA propos d’André Sobczak

André Sobczak est directeur académique et de la recherche au sein d’Audencia Business School. Il est également titulaire de la Chaire RSE de l’école, dont l’objectif est d’intégrer la RSE au cœur des stratégies d’entreprise pour en faire un levier d’innovation et de performance. Ses travaux de recherche portent principalement sur le développement de nouveaux business models responsables, le dialogue avec les parties prenantes et la valorisation des démarches pour favoriser l’impact sociétal.

 À propos d’Audencia Business School

Fondée en 1900, Audencia Business School se positionne parmi les meilleures Ecoles de Management européennes. Régulièrement classée dans les premiers rangs mondiaux par le Financial Times, elle est accréditée EQUIS, AACSB et AMBA. Ainsi, Audencia fait partie du cercle très fermé des Business Schools détenant cette triple accréditation dans le monde. Première Ecole de Management en France à adhérer à l’initiative Global Compact des Nations Unies, également signataire de leurs Principles of Responsible Management Education, Audencia s’est très tôt engagée à former et guider dans leur développement de futurs managers et entrepreneurs responsables. Audencia propose des programmes en management et en communication allant du bachelor au doctorat.  Elle a signé des accords avec plus de 269 institutions académiques à l’étranger, et plus de 160 entreprises nationales et internationales. Elle accueille plus de 4700 étudiants, dispose d’un corps professoral de près de 120 enseignants-chercheurs et d’un réseau de plus de 23 000 diplômés.
Pour en savoir plus, consultez le site Internet : www.audencia.com et suivez-nous sur les réseaux sociaux : Twitter @audencia.

 

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