« Les Grandes écoles sont le lieu privilégié pour inventer les entreprises de demain et former celles et ceux qui les feront » L. Champaney

Interview de Laurent Champaney, nouveau président de la Conférence des grandes écoles.

 

Qui êtes-vous ? D’où venez-vous ? Pourquoi avoir rejoint la CGE ?

Normalien docteur de l’ENS Paris Saclay, j’ai débuté ma carrière d’enseignant chercheur à l’Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines, puis j’ai rejoint la direction du département de Génie Mécanique de l’ENS. Mes activités de recherche concernaient de nouvelles approches en simulation numérique du comportement de systèmes mécaniques. Après un an d’enseignement à UCLA en Californie je suis devenu directeur général adjoint formations d’Arts et Métiers en 2021 et j’en ai pris la direction générale en 2017.

J’ai rejoint la CGE en 2018 à l’invitation d’Hervé Biausser puis d’Anne-Lucie afin d’y confronter mes préoccupations de directeur d’école d’ingénieur avec celles de DG ayant d’autres pratiques et d’autres modèles économiques.

 

Pourquoi avoir candidaté à la présidence de la CGE ?

J’ai candidaté à la présidence de la CGE à un moment charnière de sortie de crise sanitaire, de relance économique et de présidentielles approchant où la société attend des changements durables.

Dans ce contexte, les Grandes écoles sont le lieu privilégié pour inventer les entreprises de demain et former celles et ceux qui les feront : leurs créateurs, leurs cadres, leurs dirigeants, … A un moment de mutation des modes de vie et de travail où la société attend du monde économique qu’il soit plus social, plus durable et plus respectueux de l’environnement, les Grandes écoles se transforment pour faire face ces défis de la société.

La CGE doit donc valoriser la pertinence de ce modèle Grande école aux yeux de la société, en changer l’image et accompagner ses membres sur les questions de diversité, d’impact environnemental et de transitions en tout genre sans oublier les questions de modèles économiques, de modèles pédagogiques et d’innovation.

 

Quels sont vos priorités d’actions au sein de la CGE ?

La CGE doit se focaliser sur la définition et la promotion du modèle Grandes écoles au sens large aux côtés d’autres conférences, comme la CDEFI ou la CDEFM, expertes sur des champs bien spécifiques. C’est pourquoi la place des écoles qui ne sont ni ingénieur ni commerce est importante et que j’ai souhaité qu’elles soient représentées par une vice-présidence.

La CGE doit rester un lieu de partage et de débat ainsi qu’un outil de lobbying et de développement pour ses membres, en particulier en leur fournissant toujours plus de services. Certains des services proposés aujourd’hui, en particulier dans le champ des formations accrédités, sont en fin de vie. La CGE doit renouveler son modèle économique et proposer de nouveaux services pour toujours améliorer l’action des Grandes écoles en faveur de l’orientation des jeunes vers les entreprises.

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