Mobilité internationale : nouvelles opportunités et challenges pour nos grandes écoles

Le contexte géopolitique actuel bouleverse la mobilité étudiante internationale. Une crise sanitaire peut stopper toute mobilité, voire accélérer l’avènement d’une nouvelle forme de mobilité virtuelle. De nouveaux acteurs apparaissent et des régions telles que l’Europe et l’Amérique latine deviennent des zones de destination privilégiées.

A ESCP, les étudiants non français représentent 65% des participants venant de 131 pays. Au sein même de nos grandes écoles très internationales, l’accueil des étudiants internationaux est la promesse d’un enrichissement culturel et d’un accès à un réseau mondial puisque cela leur permet d’une part, d’acquérir différentes approches managériales et d’autre part, d’étudier au sein d’un environnement multiculturel. Cela leur confère ainsi une très forte employabilité.

De plus, nos grandes écoles restent particulièrement attractives en termes de frais de scolarité face aux universités anglo-saxonnes. Un an de scolarité de Bachelor aux Etats Unis peut représenter trois ans au sein du Bachelor of Science de ESCP. L’écart est encore plus important pour les études scientifiques. Le coût d’une année aux Etats-Unis peut être cinq fois supérieur à celui de l’ensemble de la formation dans une école d’ingénieurs en France.

Aujourd’hui, de nouvelles opportunités s’ajoutent à celles que nous connaissons.

Premièrement, la poursuite d’études des étudiants internationaux se fait également après leur séjour en France dans d’autres grandes écoles et universités, ce qui constitue un vivier pour  l’écosystème de notre enseignement supérieur. En outre, les doubles diplômes sont par exemple de plus en plus ouverts aux étudiants internationaux et attirent davantage de talents diversifiés dans nos grandes écoles et universités françaises.

Deuxièmement, les étudiants internationaux représentent un formidable levier d’influence dans leur pays d’origine. Ils sont également les ambassadeurs de nos grandes écoles et universités lors de la poursuite de leurs études ou durant leurs carrières professionnelles dans le monde entier.

Troisièmement, la crise sanitaire récente a accéléré la transition digitale, permettant à des étudiants internationaux de suivre des cursus universitaires sans se déplacer, apportant ainsi un nouvel élément dans l’équation de la mobilité internationale. Les technologies immersives comme le métavers et la 3D renforceront sans doute cette tendance.

Ces nouvelles opportunités encouragent les grandes écoles et universités à renforcer les services aux étudiants internationaux. A ESCP, nous avons créé des structures dédiées, des services phygitaux (à la fois physiques sur sites et digitaux) pour améliorer leurs expériences.

L’écosystème académique européen et français est excellent. Selon Campus France (2022), l’Europe est la première destination des étudiants internationaux. Et la France, actuellement en cinquième position pour la mobilité entrante au sein de l’Union Européenne a vocation à progresser grâce à nos grandes écoles et universités.

 

Léon Laulusa,
directeur général délégué de ESCP

 

A propos de Léon Laulusa

Professeur permanent à l’ESCP Business School depuis 2005, Pr. Léon Laulusa était associé chez Deloitte France en Audit, puis dans le département Conseil pour l’industrie des services financiers (FSI) et le Chinese Desk. Pr. Léon Laulusa a également conseillé des organisations asiatiques et européennes sur des questions de gouvernance, de stratégie et de finance.  Titulaire d’une HDR, d’un doctorat de sciences de gestion de l’université Paris Dauphine, il est diplômé de l’IAE de Paris 1- Panthéon Sorbonne et également d’expertise-comptable (DEC).

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