L’alternance, une voie royale vers le métier d’ingénieur - CGE

L’alternance, une voie royale vers le métier d’ingénieur

Le parcours académique ne suffit pas à juger de l’envie et de la vocation des aspirants au métier d’ingénieurs. Ces indicateurs sont pourtant de puissants leviers de réussite. C’est pourquoi les écoles d’ingénieurs n’ont eu de cesse d’élargir le périmètre de leur recrutement, ouvrant leurs portes aux néo-bacheliers et promouvant la formation par apprentissage

Une filière de recrutement et de formation à part entière

Les élèves qui préparent un diplôme d’ingénieurs en alternance sont issus pour la plupart de l’enseignement technique supérieur, DUT (40,1 %) et BTS (18,3 %) principalement. La filière par apprentissage constitue un véritable vecteur d’ouverture sociale, ouvrant la voie vers le métier d’ingénieur à des candidats passés à travers les écoles préparatoires ou les concours d’admission Post-bac. Certains suivent ainsi leur formation dans le cadre d’un contrat de professionnalisation. Les écoles d’ingénieurs ont très tôt exploré la voie de l’alternance. Ainsi, dès 2004, près de 400 ingénieurs issus de 19 écoles obtenaient leur diplôme d’ingénieur par apprentissage. Une proportion encore minime (à peine 1,5 % des ingénieurs en formation initiale), mais qui n’a cessé de croître depuis. Dix ans plus tard, cette filière représentait 13 % de l’ensemble des ingénieurs diplômés, le nombre d’établissements jouant le jeu s’élevant à 130 ! Une vraie réussite qui vient confirmer que l’apprentissage est dorénavant inscrit dans l’ADN des écoles d’ingénieurs. Selon les données collectées par la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, 18 620 des 138 776 jeunes inscrits dans des formations supérieures par apprentissage préparaient un diplôme d’une école d’ingénieurs. 

Plusieurs voies d’accès, mais un seul diplôme

IMT Lille Douai, née de la fusion Mines Douai et Télécom Lille au 1er janvier 2017, présente la particularité d’avoir une longue expérience des formations d’ingénieurs par la voie de l’apprentissage. Engagée dans cette voie depuis plus de 25 ans, IMT Lille Douai accueille au total 450 apprentis et propose 60 places tous les ans dans 4 filières de spécialité (Télécom et informatique, Génie Industriel, Génie Civil et systèmes ferroviaires, Plasturgie et matériaux composites), une cinquième filière étant actuellement en projet dans le domaine de l’efficacité énergétique. Une fois cette dernière en place, les formations en alternance d’IMT Lille Douai couvriront tous les domaines de spécialité développés au sein de l’école : Numérique, Processus pour l’Industrie et les Services, Énergie & Environnement, Matériaux et Structures. Les cursus se déroulent sur les différents sites de l’école, à Lille, Douai, Valenciennes (en partenariat avec inGHenia) et Alençon (en partenariat avec l’ISPA).

Associant école et entreprise, l’alternance est un mode de formation idéal pour les étudiants en quête de pratique et de mise en œuvre concrète des savoirs. Proche de la réalité du monde du travail, ce dispositif offre en outre la possibilité de développer des savoir-faire adaptés à l’entreprise tout en préparant un diplôme.

Des qualités d’autonomie et d’adaptation recherchées par les entreprises

Loin de constituer une voie au rabais, la formation en alternance exige une implication de tous les instants et une motivation extrême, deux qualités indispensables pour mener de front le parcours académique et l’activité professionnelle en entreprise. Le processus de recrutement insiste donc tout particulièrement sur ces valeurs. Pour rejoindre un cursus en apprentissage, le candidat doit convaincre l’école de sa motivation pour la formation et de sa capacité et de sa maturité à intégrer une entreprise. Le choix du domaine de formation constitue une première étape importante. Une fois admis, l’élève est accompagné dans sa démarche de recherche d’entreprise et bénéficie du vaste réseau de partenaires d’IMT Lille Douai afin de trouver un contrat qui correspond au projet professionnel souhaité.

Placé dans un cadre qui respecte pleinement ses aspirations, l’élève ingénieur en alternance développe rapidement ses capacités d’adaptation et d’organisation. La prise de responsabilités progressive lui permet de gagner en autonomie professionnelle tout au long de son cursus. L’intérêt de l’apprentissage réside également dans le lien tissé entre les cours et les projets en entreprise. Une imbrication qui donne du sens et de l’efficacité à la formation. Les trois années de formation inscrivent l’élève dans la durée et lui offrent la possibilité de participer à des projets d’envergure au sein de son entreprise tutrice et de découvrir concrètement les différentes composantes du métier d’ingénieur.

Ce dispositif mariant formation académique et professionnelle développe des qualités recherchées par les entreprises lors de l’embauche d’ingénieurs. La filière par apprentissage d’IMT Lille Douai forme de jeunes diplômés très courtisés qui trouvent rapidement un emploi de qualité, finalisant souvent leur contrat avant même la remise des diplômes !

Jean-Luc CAENEN,
responsable de l’alternance
IMT Lille Douai

 

A propos de Jean-Luc Caenen

Ingénieur Mines Douai, docteur en automatique de l’Université de Valenciennes, JL Caenen a débuté sa carrière en tant qu’enseignant-chercheur à l’école des Mines de Douai dans le domaine de la robotique industrielle. Rapidement, il assure des responsabilités pédagogiques au sein des départements d’enseignement et de recherche de l’école (cursus de productique, d’ingénierie mécanique, Mastère Spécialisé de robotique) avant d’intégrer la Direction des Etudes en tant que responsable des formations. Dans ce contexte, il a piloté la mise en place de la pédagogie par projets  et de la démarche de compétence de l’école. Il est actuellement responsable des cursus en apprentissage.

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