Accueil 5 DDRS 5 L’électricité décarbonnée, un levier efficace pour un développement durable

L’électricité décarbonnée, un levier efficace pour un développement durable

À six mois de la conférence Paris Climat 2015 (COP21)1, le changement climatique et les…
Publié le 22 septembre 2015
Partager l'article avec votre réseau

À six mois de la conférence Paris Climat 2015 (COP21)1, le changement climatique et les gaz à effet de serre émis par les énergies fossiles (charbon, fuel et gaz), sont sous les projecteurs.
L’électricité représente à elle seule 25% des gaz à effet de serre émis par l’homme.
Pour un électricien comme EDF, il s’agit à la fois de décarboner l’électricité en utilisant des moyens de production peu ou pas émetteurs de gaz à effet de serre, comme les énergies renouvelables et le nucléaire. Mais aussi d’utiliser l’électricité (décarbonée), en substitution des énergies fossiles dans certains usages comme le transport ou le chauffage.
L’électricité est un facteur essentiel de développement,tant d’un point de vue économique que social. Sans elle, impossible de conserver des vaccins au frais dans les pays en développement par exemple ou difficile encore d’étudier ses leçons le soir… Difficile aussi de faire fonctionner une économie moderne. Pourtant, aujourd’hui, 1,3 milliards d’individus en sont privés.

L’électricité est une partie du problème, mais également de la solution !
Il s’agit à la fois de l’accès à l’électricité des plus pauvres mais ceci n’aurait pas beaucoup d’effet sur les émissions de CO2. Il s’agit surtout de permettre le développement économique des pays pauvres en s’appuyant sur une électricité aussi peu émettrice de CO2 que possible. D’ici 2040 avec le développement des pays du Sud, la consommation d’énergie et en particulier la demande mondiale d’électricité devrait croître de 70 %.

L’équation devient alors économique : le charbon est la source la plus accessible et la moins chère.
Pour certains, l’enjeu de la COP 21, qui se tiendra à Paris en décembre prochain, consistera donc à promouvoir l’utilisation d’autres énergies peu carbonées en remplacement du charbon. Mais ce n’est pas le seul loin de là ! Le gaz naturel peut apparaître comme une énergie de transition mais demain il s’agira aussi d’en réduire l’usage car sa combustion émet tout de même beaucoup de CO2.
À moyen terme soit en 2050, l’AIE propose un scénario où les deux tiers des énergies utilisées pour produire de l’électricité sont non fossiles (hydraulique, autres énergies renouvelables, nucléaire), c’est à dire non émettrices de CO2. Le but : inverser la tendance pour limiter à 2°C le réchauffement climatique.

EDF, champion de la croissance bas carbone
Dans ce contexte, EDF considère que l’électricité doit jouer un rôle clé dans la lutte contre le changement climatique. Une électricité très peu carbonée et une utilisation plus étendue des usages de l’électricité constituent des priorités développées par EDF dans la durée.

Le groupe EDF s’y engage au quotidien avec un mix de production compétitif et diversifié. En France continentale en 2014, EDF a produit près de 98% de son électricité sans émission de CO2. EDF fournit aujourd’hui en France une électricité avec un contenu carbone de 17g /kWh produit, 15 fois inférieur à la moyenne européenne et 30 fois inférieur à la moyenne mondiale.
Partout dans le monde, EDF investit de façon très significative dans les nouvelles énergies renouvelables, prioritairement l’éolien et le solaire. En 2013, il a lancé la première obligation verte (green bond) en euros réalisée par une grande entreprise, levant ainsi 1,4 milliard d’euros pour le financement de nouveaux projets d’energies renouvelables.
Dans les villes, dans les bâtiments ou dans les transports, EDF soutient activement la substitution d’une électricité peu carbonée aux énergies fossiles (le pétrole et son dérivé le fuel pour les voitures par exemple, sont remplacés par des véhicules électriques). Il développe des usages innovants de l’énergie au profit des villes et des territoires (réseaux de chauffage urbain utilisant les énergies renouvelables, bornes de recharge pour les voitures électriques, pompes à chaleur sur eau de mer pour les logements, climatisation à eau de mer).

À Marseille, le nouvel éco-quartier Smartseille3, sera alimenté par 75% d’énergies renouvelables grâce à la récupération des calories de l’eau du port (dont la température varie de 12 à 26°C selon la saison). Cette solution énergétique, signée EDF Optimal Solutions, permettra ainsi de chauffer ou de refroidir les bâtiments de l’éco-quartier en réduisant de 85% les émissions de CO24 !
En accompagnement de la transition énergétique en France, EDF a mis à disposition de ses clients un nouveau service digital baptisé e.quilibre qui leur permet de mieux comprendre et maîtriser leur budget, grâce à un suivi personnalisé de leur consommation d’électricité en € et en kWh. Les clients d’EDF ont ainsi la possibilité de découvrir quels sont les équipements les plus énergivores et d’optimiser l’utilisation des heures creuses. Des conseils personnalisés sont également disponibles en ligne, et ce afin que la somme des éco-gestes contribue à une démarche d’efficacité énergétique.

Par des actions concrètes de ce type, EDF se positionne comme un acteur responsable de la lutte contre le changement climatique.


Claude Nahon

Directrice développement durable et environnement du groupe EDF

 

A propos de Claude Nahon

Diplômée de l’Ecole Polytechnique, Claude Nahon travaille à EDF depuis 1978 où elle a occupé des fonctions de manager dans lessecteurs de la production, du transport et de la distribution.
Elle a notamment dirigé le projet Boutre-Carros, une ligne 400kV dans le sud Est de la France, projet qui fut l’occasion du premier débat public pour EDF.
Depuis 2003, elle est directrice du développement durable et de l’environnement du
groupe EDF, s’attachant à promouvoir les enjeux environnementaux et sociétaux au sein du Groupe ainsi que le dialogue avec les parties prenantes.
Auparavant, elle a occupé les fonctions de directrice déléguée à la production hydraulique et aux énergies renouvelables. En plus de ses activités à EDF, elle assure la fonction Council Member au sein du WBCSD (World Business Council for Sustainable Development). Elle est membre du bureau élargi d’EPE (Entreprises pour
l’Environnement) et vice-présidente de l’IDDRI (Institut du Développement Durable et
des Relations Internationales).
Claude Nahon est également membre du UNSDSN (United Nation Sustainable Development solutions Network leadership council) présidé par le Pr. Jeffrey Sachs et créé par Ban-Kimoon pour contribuer à la construction et au suivi des objectifs de développement durable (ODD) qui seront adoptés en septembre prochain par l’ONU.
Elle est chevalier dans l’ordre national du mérite et de la légion d’honneur.

A propos du Groupe EDF

Le groupe EDF, un des leaders sur le marché de l’énergie en Europe, est un énergéticien intégré, présent sur l’ensemble des métiers : la production, le transport, la distribution, le négoce et la vente d’énergies. Premier producteur d’électricité en Europe, le Groupe dispose en France de moyens de production essentiellement nucléaires et hydrauliques fournissant à 97,6% une électricité sans émission de CO2. En France, ses filiales de transport et de distribution d’électricité exploitent 1 285 000 km de lignes électriques aériennes et souterraines de moyenne et basse tension et de l’ordre de 100 000 km de réseaux à haute et très haute tension. Le Groupe participe à la fourniture d’énergies et de services à environ 37,8 millions de clients, dont 28,3 millions en France. Le Groupe a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires consolidé de 72,9 milliards d’euros dont 45,2% hors de France. EDF, cotée à la Bourse de Paris, est membre de l’indice CAC 40.

Partager l'article avec votre réseau
Loading...