« Finalement, lorsque c’était difficile, nous avons aussi tenu grâce à notre engagement, parce qu’on croyait dur comme fer à notre concept bio »

Louis Frack et Anthony Darré, étudiants à l’EDC Paris Business School imaginent dès leur deuxième année d’étude, Bioburger, un fast-food sain et bio, proposant des menus autour de 10 euros.

10 ans plus tard, les deux jeunes hommes sont désormais à la tête de onze restaurants, dont cinq en franchise, réalisant un chiffre d’affaires global de 10 millions d’euros.

Un parcours semé d’embuches mais soutenu par l’EDC Paris Business School, qui se donne pour objectif de permettre à chaque étudiant de développer le projet qu’il souhaite en le personnalisant selon ses attentes.

Très vite, les deux amis sont face à un premier problème de taille : trouver les bonnes matières premières à des tarifs compétitifs. A l’époque, par exemple, le nappage bio pour les glaces n’existe pas ; le poulet pané français, non plus. Mais les jeunes entrepreneurs ne se laissent pas abattre, loin de là.

« A l’époque, le marché du bio était beaucoup moins important qu’aujourd’hui. Peu à peu, nous avons lié des relations avec des producteurs, afin de nous assurer la qualité au meilleur prix. En 2016, nous avons créé une centrale d’achats pour nous procurer tous nos produits en direct et en circuit court. »

Les 2 entrepreneurs ont également dû faire des choix parfois remis en cause par les clients eux-mêmes, comme le fait de ne pas servir de Coca-cola dans leur restaurant. « Certains clients ont même claqué la porte de nos restaurants à cause de cela, notamment au début ! Cela nous a fait réfléchir, mais nous avons tenu bon et nous n’en avons jamais servi. »

Animés par leurs idées et leurs rêves, Louis et Anthony n’ont jamais perdu de vue les valeurs de Bioburger et travaillent maintenant à rendre leur entreprise la plus responsable possible, en utilisant, par exemple, des packagings 100% compostables et recyclés. « Finalement, lorsque c’était difficile, nous avons aussi tenu grâce à notre engagement, parce qu’on croyait dur comme fer à notre concept bio », conclut Louis.

Si leur petite entreprise s’est lancée avec un total de 150.000€, aujourd’hui les deux jeunes hommes ont levé 1 million d’euros, auprès de Biocoop notamment, et 1,25 million, en deux fois, via la plateforme de crowdfunding Lita. De quoi leur assurer un avenir (presque) serein et de nouveaux objectifs. « Nous tablons sur 130 à 150 restos dans dix ans. C’est ambitieux mais réaliste », assure Louis.

Avec un taux de création d’entreprise entre 11% et 14%, soit près de 3 fois supérieur à la moyenne constatée des Grandes écoles, Louis et Anthony sont loin d’être les seuls à s’être lancé dans cette belle aventure de l’entrepreneuriat à l’EDC Paris Business School. Accompagné par des cours de développement personnel et de définition de projet professionnel, mais aussi un système de mentorat des équipes pédagogiques et une direction de l’expérience étudiante la Grande école met tout en œuvre pour susciter les passions et lancer les projets, façonnant les jeunes qui créeront le monde de demain.

Les citations ont été receuillies par Capital : https://www.capital.fr/entreprises-marches/bioburger-fait-le-pari-dallier-fast-food-et-bio-et-ca-marche-1396372

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